'AB', produits médaillés, 'Label Rouge'...: à quels labels se fier ?

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ALIMENTATION - Le nutritionniste Jean-Michel Cohen met de l'ordre dans l'offre pléthorique des labels.

'AB', produits médaillés, 'Label Rouge'... Ces labels inscrits sur les produits se développent de jours en jours, de quoi semer la confusion dans la tête des consommateurs. Dans Le Grand direct de la santé, le médecin Jean-Michel Cohen nous aide à y voir plus clair. 

Un label, c'est quoi ? Le label est un argument marketing qui signale la qualité d'un produit et répond à des caractéristiques spécifiques. "Il doit être reconnu par les pouvoirs publics et contrôlé par des organismes indépendants", signale Jean-Michel Cohen. Problème : la raison d'être du label a été dévoyée par le marketing qui s'est emparé de la notion de préférence produit, laissant le consommateur assez perdu.

Trois labels très identifiables. Jean-Michel Cohen avoue se fier à seulement deux labels : 'Label rouge' et 'AB' (pour Agriculture biologique), ainsi que, dans une moindre mesure au label bleu blanc cœur (avec plus d'Oméga 3 dans le produit). Le label rouge garantit un suivi de la production, de l'animal, jusqu'à la transformation du produit. La filière est suivie et l'industriel s'est engagé à suivre une charte de qualité. Le label 'AB' signifie que tous les aliments sont 100% bio. Il est à différencier du label européen qui autorise les OGM jusqu'à 0,9%. 

De nombreux autres labels marquent les produits. Chacun peut donc opter pour celui qui correspond à ses propres attentes. On peut citer les labels 'bio équitable' et 'bio solidaire' qui ajoutent au bio une dimension sociétale ou encore l'AOP (appellation d'origine protégée) qui assure un rapport avec le lieu où a été créé le produit. Pour Jean-Michel Cohen, c'est "un label de valeur parce qu'il garantit derrière un savoir-faire."

Produits médaillés. Donner une médaille à un éleveur permet une nouvelle fois de garantir que l'agriculteur "a produit un animal de qualité", souligne Jean-Michel Cohen. Mais attention, nuance sa collègue Isabelle Quenin, "il faut se méfier des prix obtenus et de la mention 'élu produit de l'année', qui ne veulent rien dire tant qu'on ne sait pas qui concourait et qui jugeait." Il est possible qu'il n'y ait eu que cinq produits en compétition, par exemple.