Le journal de l'économie d'Axel de Tarlé

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Le journal de l'économie d'Axel de Tarlé
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Axel de Tarlé revient sur les conséquences économiques des récents accidents aériens. Dans Europe 1 matin, avec Aymeric Caron.

Les compagnies d'assurance sont largement sollicitées après les deux catastrophe aérienne du mois dernier. Avec les deux crash d'Air France et de Yemenia, le mois de juin a été le plus couteux pour la profession depuis septembre 2001 !

Les catastrophe aériennes, c'est aussi une histoire de gros sous. Ce mois de juin a évidement été exceptionnel, avec, le 1er juin, le crash de l'A330 d'Air France, puis, le 30 juin, celui de la compagnie Yemenia. Naturellement, les compagnies sont assurées auprès d'un pool d'assureurs où l'on retrouve les trois grandes : Axa la Française, Allianz l'Allemande, et la désormais très célèbre AIG, qui, fort heureusement, a été nationalisée. C'est donc le contribuable américain qui va devoir payer. Bien sûr les avions sont assurés. Pour Air France, il s'agit d'un A330, d'une valeur estimée à 67 millions d'euros. Mais, il faut surtout indemniser les familles : au mimimum 100.000 euros chacune. Mais cela peut aller bien au-delà, en fonction de la situation personnelle de chacun. Si vous avez des enfants à charge, et un train de vie élevé, évidement, l'indemnisation est plus élevée. Dans, le cas du crash d'air France - qui a fait 228 victimes -, la facture finale se chiffrera en centaines de millions d'euros.

On peut penser que les compagnies d'assurance ne vont pas tarder à revoir à la hausse leurs tarifs auprès des compagnies aériennes !

Car, en plus de ces deux crashs du mois de juin, il y a eu deux autres accidents au début d'année. Aux Etats unis, dans la rivière Hudson, à New York, tout d'abord, mais aussi et surtout près de l'aéroport de Buffalo, dans l'Etat de New York, où le crash de l'avion Continental a fait 50 morts. Or, aux Etats-Unis, l'indemnisation des victimes coûte encore plus cher. Il faut en effet prendre en compte, dans l'indemnistation, le fait qu'aux Etats-Unis il n'existe pas de sécurité sociale, et que le système scolaire est très cher. Donc, il n'est pas rare de voir des familles de victime toucher des millions de dollars. Déja, les compagnies d'assurance ont fait leur calcul. Elles s'apprètent à débourser cette année plus de 2 milliards, contre 1 milliard et demi d'ordinaire. Donc, oui, on peut s'attendre à une hausse des primes d'assurance, car, en général, quand la sinistralité augmente (comme on dit), les compagnies d'assurance ne sont pas lentes à réagir.