Le journal de l'économie d'Axel de Tarlé

  • A
  • A
Le journal de l'économie d'Axel de Tarlé
Partagez sur :

Les opérateurs mobiles veulent inciter leurs clients à utiliser leurs téléphones mobiles à l'étranger. Nombre d'abonnés coupent carrément leur téléphone portable, pour éviter toute mauvaises surprises.

C'est vrai qu'utiliser son téléphone mobile à l'étranger peut être une bien douloureuse expérience. Même s'il faut l'avouer, les prix ont nettement baissé ces derniers temps. On sait que les opérateurs n'hésitent pas à avoir la main lourde avec les touristes. Et pour cause, ce sont des touristes, donc on peut les tondre. C'est ainsi qu'on a de nombreux exemples d'abonnés, qui se sont retrouvés avec des factures épouvantables, de plusieurs centaines d'euros, à leur retour de vacances. Car, quand on est à l'étranger, on paye pour téléphoner, mais on paye aussi pour recevoir un coup de téléphone qui se termine -donc - par un coup de massue.

Il faut être honnête, tout cela appartient quand même au passé. Car la Commission européenne est passée par là et a imposé des baisses de tarifs drastiques aux opérateurs mobile. Il faut dire que les commissaires européens étant eux-mêmes de grands voyageurs, ils ont été sensibilisé très tôt au problème.

Oui, mais le mal est fait. Les prix ont beau baisser, les gens rechignent à utiliser leur portable à l'étranger car, la méfiance s'est installée. Les études montrent, par exemple, que chez SFR, 62 % des clients se brident. On a même, un peu plus de 30 %, donc 1 client sur trois - qui carrément coupe son téléphone portable quand il est à l'étranger. Comme ça, il est sûr de ne pas avoir de mauvaises surprises."Et pourtant, nos prix ont baissé" clament les opérateurs. Mais, le message ne passe pas.

Du coup, pour essayer de redresser ce marché, SFR et Orange lancent des offres spéciales, comme le "pass vacances"d'Orange : pour 6 euros par mois, vous pouvez téléphoner pendant 10 minutes et recevoir un appel pendant 10 minutes + 10 sms. Il s'agit donc de réparer les dégâts, causés par les abus du passé. Car, et finalement c'est assez réconfortant, les clients ont de la mémoire, et, in fine, il le font payer.