Le journal de l'économie d'Axel de Tarlé

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Le journal de l'économie d'Axel de Tarlé
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Plan de départ volontaire de 900 personnes chez France Télévisions, cela représente près de 10 % des salariés. Une mesure très forte. Les chaînes publiques veulent faire des économies pour investir dans les nouvelles technologies.

Effectivement, on ne parle pas d'un plan social, même si, effectivement, la chose a été envisagée. C'est dire... Mais, il s'agit uniquement d'un plan de départ volontaire à la retraite. 900 salariés sont visés sur un effectif permanent de 8.500 personnes. La mesure pourrait faire du bruit dans un groupe où on a la corde sociale assez chatouilleuse.

Pourquoi ce plan de départ volontaire. Parce que France Télévision perd de l'argent. Mais la direction compte également faire des économies en agissant sur les structures. France Télévisions, c'est un groupe de 5 chaînes : France 2, France 3, France 4, France 5 et France O. Autrefois, ces 5 cinq chaînes étaient indépendantes. L'idée à présent, c'est de mutualiser au maximum les moyens. En caricaturant un peu. Là, ou avant, il y avait 5 équipes pour filmer un même événement, il n'y en n'aura plus qu'une. Mais, ça vaut également pour la direction. Là ou il y avait 5 directeurs des programmes, à terme, il n'y en aura plus qu'un. Avec toutes ces économies, France Télévision vise l'équilibre pour 2011.

Mais cette restructuration va plus loin. L'objectif n'est pas seulement financier. Il s'agit également de repenser France Télévisions, de repenser sa place dans les médias. Quelle doit être la place d'un média publique alors qu'il y a de plus en plus de chaîne, de plus en plus de choix ? Comment justifier la redevance ? La question n'est pas simple. D'ailleurs, la suppression de la publicité s'inscrit bien dans cette démarche, amorcer un changement culturel chez France Télévisions à l'heure de la profusion numérique. Justement, ça commence par là, France Télévisions va se mettre à la page du Web, avec un grand portail d'information public, mais aussi des Web TV régionales.

En fait, tout le monde a en tête le cas de la BBC en Grande Bretagne qui ne se définit plus comme un groupe de télévision publique mais comme un site Internet public avec des chaînes de télé. On le sait, c'est le grand concept en vogue en ce moment dans les médias de "fabrique d'info". Ou une même équipe de journaliste va décliner l'information sur différents supports : télé, radio, papier ou Internet.