Le journal de l'économie d'Axel de Tarlé

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Le journal de l'économie d'Axel de Tarlé
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Au secours, l'économie est en train de repartir ! Les perspectives de reprise économique font s'envoler les prix du pétrole et les taux d'intérêts (qui sont repassés hier au dessus la barre des 4 %).

Aux Etats-Unis, on parle maintenant d'une reprise pour l'automne. Du coup, tous les indices repartent à la hausse. Ca vaut pour la Bourse : + 30% depuis son bas de mars dernier. Mais, ça vaut également pour le pétrole. Le baril a atteint hier son plus haut niveau de l'année, à 64 dollars, un quasi doublement depuis le début de l'année. Et, ça se répercute déjà à la pompe. Selon, les relevés de l'UFIP, (Union Française des Industries Pétrolières) le prix du super sans plomb 95 est passé depuis le début de l'année de 1,10 euro le litre à 1,23 euro, (13 centimes de plus). Sur un plein d'essence, ça fait quasiment 8 euros de plus. Merci la reprise !

Et, on observe la même chose avec les taux d'intérêts. Hier, les taux à 10 ans, (ceux qui servent de référence pour tous les emprunts immobiliers à taux fixe), les taux à 10 ans, sont repassés pour la première fois depuis le début de l'année, au-dessus de la barre des 4% (alors qu'au début de l'année, on était à 3,4 %). Bien sûr, ce n'est pas neutre pour tout ceux qui veulent emprunter. Si vous emprunter 100.000 euros sur 20 ans, ça représente un surcoût de 7.000 euros. Donc, si on résume, l'essence est plus chère, emprunter coûte plus cher... Tout ça parce qu'on anticipe la reprise économique.

Mais, le pire, c'est qu'on n'est même pas certain que l'économie reparte (surtout en France, où l'on n'attend pas de reprise avant le courant de l'année prochaine). Cette remontée de la Bourse, du pétrole et des taux, c'est de la pure spéculation de trader. Car, si vous regardez la réalité physique du marché du pétrole par exemple : les stocks sont pleins, tellement pleins, que les compagnies pétrolières sont obligées d'immobiliser leurs supertankers remplis à ras-bord, en pleine mer, faute de pouvoir écouler la marchandise. Mais, ca n'empêche pas le baril de grimper sous l'effet de la spéculation. Il faut croire que les habitudes ont la vie dure dans les grandes banques d'affaires.