Le journal de l'économie d'Axel de Tarlé

  • A
  • A
Le journal de l'économie d'Axel de Tarlé
Partagez sur :

Journée d'actions du 26 mai : un flop ?

C'est vrai qu'à part la grève à la SNCF, (et encore, elle reste limitée), cette journée d'actions ne restera pas dans les annales de la grève. Le métro parisien, par exemple, fonctionne normalement aujourd'hui. Dans le privé, les relais sont très faibles. Pas d'appels à une grève nationale chez France Telecom par exemple. En fait, dans les privés, les syndicats parlent plutôt d'une journée pétitions. Dans les banques par exemple, les salariés mécontents sont appelés à envoyer un fax de revendication à la Fédération bancaire française. Donc, effectivement, à part peut-être, quelques problèmes de bourrage papier dans le Fax de la Fédération bancaire, la journée s'annonce plutôt calme.

Et donc la question : est-ce que ce n'est pas la grève de trop ? C'est vrai qu'on ne peut pas se mobiliser en permanence. Imaginez, par exemple, dans l'enseignement supérieur, les syndicats, l'UNEF, appellent à la grève, alors que les professeurs sortent tout juste d'un conflit qui a duré 4 mois ! Donc, il faut être motivé pour continuer. Et d'ailleurs, les syndicats le reconnaissent bien volontiers : "Chaque jour de grève, c'est de l'argent en moins pour les salariés. or la crise va durer", explique la CFDT. Et puis, se mobiliser : pour quoi, contre qui ? D'ailleurs les mots d'ordre sont très nombreux ce matin : hausse du smic, arrêt des suppressions de postes dans la fonction publique, refus du travail le dimanche etc.

Bref, toute les conditions sont réunies pour un flop. Et du coup, les syndicats ont adapté leur discours en expliquant qu'il s'agissait pas d'une grande journée de grève nationale, mais d'une journée d'action "décentralisée". Décentralisée... Une façon élégante de dire qu'il n'y aura pas de grand rassemblement, pas d'image spectaculaire ce soir au 20 heures. Bref, une journée pour rien. Mais, les syndicats ne désespèrent pas. Tous les espoirs se reportent maintenant sur la journée du 13 juin. Un samedi pour que les salariés du secteur privé puissent plus facilement participer. Et là, pour ce samedi 13 juin, les syndicats promettent un grand mouvement, comme un grand baroud d'honneur avant les vacances d'été.

Attention toutefois, si vous prennez le train aujourd'hui, la SNCF prévoit d'assurer :

- 50 % des TER
- 60 % des Transiliens (en Ile-de-France)
- et 75 % des TGV.