La revue de presse de Michel Grossiord

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La revue de presse de Michel Grossiord
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Le palmarès des niches fiscales

Qui parmi les contribuables n’a pas sa niche ?

On en compte pas moins de 500. A chacun de trouver la formule la plus adaptée pour réduire son ardoise fiscale. Parmi les niches les plus utilisées figure la réduction d’impôts pour l’emploi d’un salarié à domicile dans le cadre des services à la personne : quelque 3 millions et demi de bénéficiaires. Les ménages profitant des principales niches fiscales se comptent à chaque fois en millions (réduction pour dons, pour frais de garde d’enfant, pour dépenses d’économies d’énergie...) Mais un chiffre intrigue dans le palmarès des niches fiscales publié par Les Echos : en 2008, seuls 13 chômeurs ont réduit leurs impôts en déménageant à plus de 200 kilomètres pour reprendre un emploi ! 13 ! Quel décalage par rapport aux discours vantant la mobilité professionnelle pour faire face au chômage. Certaines niches restent réservées aux plus fortunés, elles sont dans le collimateur des parlementaires y compris de la majorité alors que Bercy aimerait aussi réduire leur ampleur (coût total pour le budget de l’Etat : 70 milliards d’euros). Dans Le Monde, le secrétaire général de la CFDT François Chérèque estime que la première chose à faire est de supprimer la niche sociale la plus injuste : le bouclier fiscal.

Les Français les plus aisés ne sont pas seulement la cible des syndicats

Des élus de la majorité veulent que le grand emprunt national annoncé par Nicolas Sarkozy soit obligatoire pour les contribuables situés dans la tranche supérieure d’imposition. L’idée fait son chemin parmi les parlementaires membres des commissions des finances. Une manière de concilier justice fiscale et effort général en temps de crise ? s’interroge Le Figaro. Rendre l’emprunt obligatoire a un avantage économique : l’Etat n’a pas à attirer le chaland (donc pas de coûteuse campagne de communication, et pas d’intérêt élevé à verser...) Le débat est lancé, il concerne aussi les priorités nationales qu’il conviendrait de financer. "Quoi qu’en dise le premier ministre, l’Etat va lever beaucoup d’argent pour des dépenses supplémentaires qui soutiendront l’économie : c’est la définition exacte d’un plan de relance", écrit Jean-Marc Vittori dans Les Echos, pour qui l’information, ce n’est pas l’emprunt (L’Etat ne cesse d’emprunter des sommes colossales : en ce mois de juin, il a par exemple émis plus de 17 milliards d’euros d’obligations et 39 milliards de papier à plus court terme pour boucher ses trous de trésorerie ; sur l’ensemble de l’année, il prévoit de réclamer 155 milliards à ses prêteurs et montera sans doute jusqu’à 200 milliards). Le retour de la cooptation dans les entreprises qui peinent à recruter (il y en a, raconte Le Parisien). Les salariés de l’ascensoriste Schindler gagnent 500 euros en proposant une embauche. Idem dans une filiale de Bouygues. 400 euros en bons d’achat si vous trouvez un bon candidat.

Le premier témoignage d’un opposant emprisonné en Iran...

Il est éditeur, plutôt modéré, à Téhéran. Son tort : avoir observé de son balcon les manifestations pro-Moussavi. "Les policiers ont fait irruption dans nos bureaux sans crier gare et ont commencé à nous frapper sur les jambes". Début d’un supplice de plusieurs jours : 36 heures sans nourriture, sans matelas sous un soleil de plomb. 14 heures d’interrogatoire. Ce prisonnier des geôles d’Ahmadinejad est l’une des milliers de victimes de "la nouvelle clique au pouvoir : des cow boys sans foi ni loi", écrit Delphine Minoui dans Le Figaro. Leur "crime" : avoir arboré un ruban vert, la couleur de Moussavi, ou avoir simplement été surpris (comme l’éditeur) en possession d’un téléphone portable. En Iran, c’est l’heure de la terreur, dénonce Le Monde dans son édito. Tabassage et torture sont monnaie courante dans les prisons : la République islamique se transforme en dictature islamique. Je glisse enfin cette brève dans Le Parisien, alors qu’une nouvelle catastrophe aérienne fait l’actualité. La peur de remonter dans un avion a poussé 150 stewards et hôtesses d’Air France à démissionner. L’effectif total du personnel navigant commercial est de 14.000. Mais l’ampleur de ces démissions est sans précédent, m’a confirmé Bernard Chabbert. Comme un appel à un meilleur soutien psychologique , y compris pour les professionnels.