La revue de presse de Michel Grossiord

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La revue de presse de Michel Grossiord
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10,5/20 pour Nicolas Sarkozy selon La Tribune.

Les deux premières années de la présidence Sarkozy sont tout juste ‘validées’ par La Tribune, qui lui accorde la note de 10 et demi sur 20.

Mais attention, "chaud ! Trois ans devant..." lance Eric Izraelewicz toujours sinophile qui réclame un peu de patience, comme l’ancien leader chinois Zhou Enlai. Nous avons la manie des anniversaires en France, constate Sud Ouest. Finalement, peu de quotidiens développent le thème "P...urée, déjà deux ans !" Un dossier de 5 pages néanmoins dans Le Monde : ‘Deux ans, sans répit’. Et édito d’Eric Fotorino : "Moins que l’inspiration réformatrice, c’est l’exécution qui pêche chez Nicolas Sarkozy, estime le directeur du Monde. Une affaire de style qui finit par irriter après avoir soulevé curiosité et espoir". Officiellement, l’Elysée ne fête pas l’anniversaire. Mais Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi, défend dans L’Express l’action et les réformes présidentielles. Surprise, quelques pages auparavant, on lit cet intertitre concernant Laurent Wauquiez : "Quel connard ! Je le déteste !" Propos qu’aurait tenus Rachida Dati un jour à l’Assemblée nationale : L’Express -avec le titrre Rachida Dati règle ses comptes-, consacre sa couverture à la ministre de la Justice sur le départ (un départ programmé qui ajoute au malaise carcéral, selon la presse régionale où s’étalent les manchettes sur le ras le bol des gardiens de prison. De Ouest-France au Journal de la Haute-Marne, de La Voix du Nord à L’Est Républicain, nos confrères estiment que Rachida Dati a la tête ailleurs...)

Déjà à Strasbourg et à Bruxelles ?

Pas sûr. Elle veut se convaincre que son futur mandat de députée européenne la satisfait. Elle aussi -mais c’est fondé-, évoque son bilan de deux ans : J’ai mené des réformes, appliqué le programme de Nicolas Sarkozy. J’ai eu un enfant. C’est un strike. Curieuse expression que connaissent les amateurs de bowling : un strike quand on abat les 10 quilles avec la boule. Curieux encore, la formule utilisée par son compère pour les Européennes, Michel Barnier qui plaide dans Les Echos pour un "ordre juste" en Europe. Comme Ségolène Royal. Parmi les ‘hyperopposants’ à Nicolas Sarkozy, et désignés comme tels par Le Monde, se trouve en bonne place François Bayrou et son brûlot. L’Humanité n’apprécie guère l’irruption de cet opposant ; après avoir dénoncé hier un supposé enfumage avec l’agitation d’une menace d’épidémie grippale, le journal communiste dénonce ce matin "une opération diversion" avec la promotion de François Bayrou et d’un tout aussi supposé antisarkozysme de façade. Et l’extrême-gauche ? Quel est son poids, son influence dans les conflits sociaux. Le Figaro dénonce les groupuscules souvent proches du NPA d’Olivier Besancenot qui perturbent une vingtaine d’universités et menacent les examens. Des ‘révolutionnaires d’opérette’, selon le professeur d’économie Michel Godet. Libération regarde du côté des conflits dans les entreprises, et est allé sur trois sites en grève (Continental, Caterpillar, Toyota) pour mesurer l’influence réelle du NPA mais aussi de Lutte ouvrière face aux syndicats. Des syndicats qui s’inquiètent. Selon Le Figaro, la CGT a nommé un ancien responsable de sa fédération Transports pour suivre le développement du Nouveau Parti anticapitaliste en son sein. L’influence des militants d’extrème gauche est diverse, selon Libé. De bons conseils chez Continental, un accélérateur de grève chez Toyota. Pas un rôle marginal : ils poussent à des actions plus radicales quand la colère des salariés est déjà présente.

Silvio Berlusconi, nous en parlions tout à l’heure... Appelons le désormais Papounet. Comme Noémi, 18 ans, qui a eu raison du couple formé par Silvio Berlusconi et sa femme. La presse italienne fait bien sûr ses choux gras de cette affaire. Celle de l’opposition soutient la première dame ; les quotidiens de droite, signale Le Monde, exaltent -c’est un comble-, le machisme du président du Conseil comme une preuve d’ "italianité". On est loin avec lui de la vision stendhalienne donc romantique de l’italianité. Berlusconi a toujours fait un usage ludique et égrillard de l’image de la femme, rappelle Sophie Gherardi de La Tribune… qui préfère à l’Italie des pseudo idiotes en décolleté plongeant l’Italie de Rita Levi Montalcini. Prix Nobel de biologie, elle vient de fêter ses 100 ans et va toujours chaque matin à son labo par amour de la science.