La revue de presse d'Emmanuel Maubert

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La revue de presse d'Emmanuel Maubert
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Aujourd'hui dans vos quotidiens : la baisse des prix, les banlieues, le ralliement de Frédéric Nihous à l'UMP et la fièvre du ballon rond pour Daniel Cohn-Bendit.

Ce matin, les journaux reviennent sur cette baisse des prix, au mois de Juillet.

"Les prix baissent, mais lesquels ?" se demande, avec un poil de scepticisme, le journal la Tribune, sur sa Une. Certes, peut-on lire, "les prix à la consommation ont reculé pour le 3ème mois consécutif", certes "sur un an, ces prix baissent de 0,7%", mais donc La Tribune a voulu savoir ce qui baissait vraiment. Eh bien, c’est le prix du pétrole qui baisse, et c’est ce qui fait que la moyenne est orientée à la baisse. Le prix des produits high-tech (appareils photo, téléviseurs) baisse aussi, l’alimentation également, mais très légèrement. Et nos confrères notent que les consommateurs ne s’en aperçoivent pas sur leurs tickets de caisse. Et puis, à contrario, l’habillement est en hausse, les loyers sont en hausse, les télécoms sont en hausse, les transports sont en hausse, les tarifs des banques et des assurances sont en hausse. Bref, si Le Figaro se félicite des chiffres publiés hier, en notant que "c’est une bonne nouvelle pour le porte-monnaie des français", très vite, La Tribune vient temporiser tout ça, en prévenant que "le gouvernement s’attend à une inversion de tendance dans les mois qui viennent". Autrement dit, les prix risquent repartir à la hausse. On pourrait aussi ajouter à ce tableau que dans la restauration, avec une TVA qui est passée de 19,6 à 5,5%, les prix, en moyenne, n’ont baissé que de 1,3% dans les restaurants et de 0,7% dans les bars. Comme le dit, avec retenue, le journal Les Echos : "cette 1ère baisse risque de laisser une impression mitigée aux consommateurs". Patrick Fluckiger du journal L’Alsace est plus direct : "c’est toujours le client qui est le dindon de la farce. La farce des prix !".

Autre dossier sensible, les banlieues.

Et Brice Hortefeux accorde une interview au Figaro, dans laquelle il promet "qu’aucune forme de violence ne sera tolérée". Ses prédécesseurs au Ministère de l’Intérieur avaient sans doute dit la même chose, mais donc, le nouveau locataire de la Place Beauvau affirme que "sa politique reposera sur deux piliers : la fermeté et le dialogue". "La fermeté, parce que la sécurité doit être un droit partout et pour tous". "Dans mon esprit", ajoute Brice Hortefeux, "il ne doit y avoir ni territoires oubliés, ni forme de délinquance tolérée". Quant au dialogue, ce sera à travers cette prochaine réunion avec les associations représentatives des quartiers. Dans L’Est Eclair, Patrick Planchenault n’a pas l’air bien convaincu par Brice Hortefeux. Notre confrère parle de ces "gouvernements, de droite comme de gauche, incapables de gommer les zones de non-droit qui ont poussé à la lisière de nos villes". "Des gouvernements, poursuit-il, qui "se contentent d’empiler des plans banlieues, les uns sur les autres. Des plans, qui resteront, in fine, au stade des belles déclarations d’intention, faites pour les seuls médias". Et le journal L’Humanité n’est pas loin de partager l’opinion de l’éditorialiste de l’Est Eclair, même si le journal communiste souligne que "Brice Hortefeux tente de renvoyer une image plus conciliante que celle de son mentor de l’Elysée, en adoptant un ton d’une surprenante retenue". Ce qui fait dire à L’Huma, que "la politique de la racaille", chère à Nicolas Sarkozy, "ne fait plus recette".

On reste dans la politique, avec un nouveau ralliement.

Après Philippe de Villiers qui a rejoint la majorité présidentielle en prévision des régionales de l’an prochain, voici donc que dans Le Figaro, Frédéric Nihous, à son tour, annonce qu’il entend rejoindre le parti majoritaire. Après avoir fait listes communes aux Européennes, le Vicomte et le chasseur vont donc se retrouver. Frédéric Nihous fait d’ailleurs preuve d’une belle franchise (une franchise qu’on pourrait qualifier de pragmatique), puisqu’il explique que "l’indépendance est devenue trop difficile. Seul, dit-il, on ne peut plus rien faire. Soit on est condamné à la marginalité, soit on s’agglutine à un gros parti". Et donc Nihous va demander à ses troupes de ratifier ce rapprochement avec l’UMP.

A propos de politique, toujours, cette petite info amusante.

Oui, alors que tous vos journaux, ce matin, commentent, avec acidité, la piètre prestation des Bleus hier face aux Iles Féroé, Le Parisien nous révèle que Daniel Cohn-Bendit va animer l’atelier foot, lors des journées d’été des Verts et d’Europe Ecologie, la semaine prochaine à Nîmes. Dany Cohn-Bendit est un passionné du ballon rond. Il joue souvent à Francfort où il réside, et donc, avant de parler politique, il va organiser un match de foot avec ses troupes. Alors, vous l'aurez compris, si pour les Bleus, ça n’est pas encore gagné pour 2010 et la Coupe du Monde, eh bien, Cohn-Bendit espère peut-être montrer, en short et maillot, que pour les Verts, ça peut être jouable pour 2012 et la présidentielle !