La revue de presse d'Emmanuel Maubert

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La revue de presse d'Emmanuel Maubert
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Aujourd'hui dans vos quotidiens : le malaise de Nicolas Sarkozy, les chiffres du chômage, la mort de Merce Cunningham et les maisons-closes "low-cost" allemandes.

Évidemment, ce matin, dans les journaux, il est encore beaucoup question du malaise de Nicolas Sarkozy.

"Après le malaise, les questions", comme le titre Le Parisien/Aujourd’hui en France. La presse pose et se pose, en effet, beaucoup de questions, ne serait-ce, écrit Le Parisien, que parce que "les versions successives du malaise – vagal, puis d’effort, lipothymique et même cardiaque, selon Frédéric Lefevre - ont semé un certain trouble". Pour Libération, c’est surtout Frédéric Lefebvre, le porte parole de l’UMP qui a semé ce trouble, en évoquant un accident cardiaque. "En un petit mot, Lefebvre a mis K.O. toute la communication hyper contrôlée de l’Élysée". Libération ironise, en clamant que finalement "tout va bien ! Du moins, si l’on se fie aux communiqués de l’Elysée et, mieux encore, aux premières images du Chef de l’Etat à travers les grilles du Val de Grâce". "Des images soignées", estime Le Parisien, pour montrer aux français que le Président va bien, "aux antipodes des rumeurs alarmistes ayant couru depuis dimanche". Le Figaro revient justement sur le dossier médical du Président, mais c’est pour noter que "l’expression "malaise lipothymique" ne veut pas dire grand-chose". Dans son édito, la spécialiste médecine du Figaro, se demande "s’il faut dire la vérité sur la santé des chefs d’état ?". Martine Perez note ainsi "qu’aucune loi n’impose de dire la vérité, et puis, les médecins sont tenus au secret médical". Et notre consœur d’ajouter que "tout cela limite, par définition, toute opération vérité". Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que comme l’écrit France Soir, "l’hyper président va devoir faire une pause". "Il y aura un avant et un après 26 juillet 2009", souligne pour sa part le journal La Tribune, car après ce malaise, "Nicolas Sarkozy va devoir apprendre à déléguer". Certes, mais au-delà des préconisations des médecins, en fait, selon Le Figaro, si l’agenda va être allégé, c’est surtout parce que Carla le veut. La 1ère Dame en aurait assez de cet agenda surchargé. "Elle a jugé que la coupe était pleine lors des visites d’Etat expresses dans les deux Congo et au Niger, le tout en deux jours !" écrit Charles Jaigu, qui ajoute que "c’est ainsi qu’un déplacement en Nouvelle Calédonie, couplé avec une visite d’Etat en Australie, sont tombées à l’eau". Du repos donc, car, estime Philippe Waucampt du Républicain Lorrain, "en 2 ans de présidence débridée, Nicolas Sarkozy a brûlé son énergie".

Après la santé du Président, le chômage, avec ce léger mieux au mois de juin.

18.600 demandeurs d’emploi de moins en juin. "C’est une baisse surprise", titre le journal Les Echos, mais c’est pour ajouter bien vite, que "cette baisse ne rassure pas le gouvernement". "La rentrée sera difficile", explique La Tribune, qui parle de quelques 35 000 inscriptions par jour, attendues en septembre à Pôle Emploi. Bref, "la rentrée sera très délicate", pronostique Le Figaro, malgré donc "cette 1ère baisse du chômage après 14 mois de hausse".

Dans les journaux, également ce matin, un hommage à un chorégraphe de talent.

La photo de Merce Cunningham s’étale ainsi sur toute la Une de Libération. Le chorégraphe américain est mort à l’âge de 90 ans. Cunningham, explique Libé, qui "a révolutionné tous les codes de la danse". C’était même "le pape de la danse contemporaine", écrit Laurent Joffrin. Le Parisien, présente pour sa part Cunningham, comme "le Einstein de la danse", lui, l’incompris dans son pays. "Le public américain l’avait longtemps sifflé quand l’Europe l’acclamait", écrit Le Parisien. Le Figaro ajoute que si "l’homme qui a réinventé la danse" n’a eu aucun succès en Amérique, "toute l’Europe branchée, Paris en tête, suivait ses travaux, le souffle coupé".

On va terminer par un détour en Allemagne.

Figurez-vous que là-bas, la crise a des répercussions jusque dans les maisons closes ! C’est Libération qui y consacre toute une page ce matin, avec l’apparition des "bordels low cost". Pour contrer une chute d’activité de 30% depuis janvier, une chaîne de maisons close, finement appelée les Pussy Clubs, vient donc de lancer une formule à 70€ tout compris (sexe, bière et pizza à volonté !). En soirée, c’est 100€. Ce bordel low cost, vise à fidéliser la clientèle, et "sauver" en quelque sorte la filière. En Allemagne, il faut le savoir, la prostitution est légale, et elle génère un chiffre d’affaires de plus de 14 milliards d’euros. Mais donc, c’est la crise. Alors, je vous vois venir, on parle de "bordel low cost", mais soyez rassurés, si le prix est bas, les prestations, elles, restent les mêmes. C’est en fait un peu comme certaines enseignes de hard-discount qui promettent que leurs yaourts sont "aussi bons, mais moins chers".