La revue de presse d'Emmanuel Maubert

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La revue de presse d'Emmanuel Maubert
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Les journaux s'intéressent aux mésaventures aériennes du gouvernement.

Les journaux s’intéressent aux nouveaux problèmes dont sont victimes les avions gouvernementaux.

Oui, c’est Le Parisien/Aujourd’hui en France qui, en marge du compte rendu de la visite de François Fillon en Afrique, raconte ces "mésaventures aériennes". On se souvient qu’il y a quelques temps, l’Airbus de Nicolas Sarkozy n’avait pas pu décoller, mais cette fois, c’est l’avion de François Fillon qui est en cause, ou plus exactement, c’est l’A310 avec les invités du premier ministre et les journalistes qui n’a pas décollé. Le Parisien explique que "tout a commencé à Roissy, avec une première tentative de décollage, mais stoppée net alors que le pilote prenait de la vitesse, car dans le cockpit l’indicateur de vitesse ne fonctionnait pas". Ce qui est embêtant. Retour sur le tarmac, pour réparation. Mais comme le premier ministre lui, partait d’Orly, à bord d’un autre avion, les services de Matignon ont réquisitionné en catastrophe un Falcon de 13 places pour y loger une partie des journalistes, afin qu’ils arrivent à temps pour ne rien rater des premiers instants de François Fillon à Yaoundé. Pendant ce temps, continue Le Parisien, à Roissy, le premier Airbus tente un nouveau décollage, mais nouveaux problèmes. Les passagers sont alors débarqués, puis ré-embarqués (avec quand même 10 heures de retard !) mais cette fois, sur un autre avion : un A340, le seul de la flotte gouvernementale encore disponible, et qui devait au départ aller récupérer des militaires en poste au Liban ! Conséquence de tout ça (outre le retard), Eric Besson, le ministre de l’Immigration, qui était, lui, avec François Fillon à Orly, a eu des problèmes de vêtements en débarquant à Yaoundé. Ses bagages étaient en effet dans l’avion coincé à Roissy. Du coup, "Eric Besson n’avait pas de costume de rechange à son arrivée en Afrique". Pas de veste propre, donc, pour celui que d’aucuns accusent d’avoir "retourner sa veste" en se ralliant à qui vous savez.

Un qui reste fidèle à son parti, c’est François Hollande.

Fidèle au parti, peut-être, mais pour autant, il est en train de changer. C’est Le Figaro qui nous apprend ça, dans un grand portrait consacré à l’ex-premier secrétaire du Parti Socialiste et titré, (on reste dans les chiffons) : "Les nouveaux habits de François Hollande". Premiers signes visibles, il a "changé de lunettes et de coiffure". De plus, François Hollande "surveille sa ligne". Des changements physiques qui font dire au Figaro, qu’il a une "stratégie pour 2012", car le prédécesseur de Martine Aubry "rêve d’être le candidat du PS à la présidence de la République". En écho, France Soir se demande quel peut être "l’avenir pour Aubry", car selon nos confrères, "la première secrétaire risque d’être la victime collatérale de l’échec dans les urnes qui guette le PS aux européennes". Et, selon France Soir, "si le PS est le grand perdant le 7 juin prochain, la question d’un changement de direction pour la préparation de 2012, pourrait se poser". Concernant la question des fameuses primaires au PS, pour désigner le candidat à la présidentielle, Le Figaro croit savoir que Patrick Menucci, l’ancien soutien de Ségolène Royal en 2007, réfléchirait "à des primaires à l’américaine". Des "primaires longues, dans lesquelles les fédérations socialistes voteraient à des moments différents, par vague, comme dans les Etats américains".

La presse revient également ce matin sur cette arrestation de 2 enfants, soupçonnés d’avoir volé des vélos.

Alors, je ne reviens pas sur les faits (vous les connaissez), mais les journaux sont proprement hallucinés par cette histoire. Les quotidiens de province multiplient les éditos rageurs, en parlant, comme la Charente Libre de "zèle sécuritaire jusqu’à la bavure", avec "cette invraisemblable descente policière". Dominique Garraud, dans la même Charente Libre, écrit que ce "zèle, confirme la dégradation des relations entre les citoyens et les policiers, obnubilés par la politique du "chiffre" que leur impose Nicolas Sarkozy depuis son premier passage au ministère de l’Intérieur". "Mais où va-ton ?", se demande pour sa part Bruno Théveny dans le Journal de la Haute-Marne. "Où va cette société qui marche sur la tête ? Où va également Xavier Darcos ?". C’est vrai que le ministre de l’Education est lui aussi violement critiqué par la presse régionale. Son idée d’autoriser la fouille des cartables, c’est pour L’Est républicain, rien moins que "du délire sécuritaire".

Allez, on change complètement de sujet, avec l’anniversaire de... Charles Aznavour.

85 années, qui seront célébrées ce soir sur TF1. Aznavour est toujours "en haut de l’affiche", titre France Soir sur toute sa Une, en référence bien sûr à sa fameuse chanson "j’me voyais déjà". Le Parisien/Aujourd’hui en France (qui était dans les coulisses lors de l’enregistrement du show de TF1), parle d’un Charles Aznavour "accessible et malicieux". Et justement, à propos de malice, quand on lui parle de toutes les vedettes qui l’ont rejoins sur le plateau pour lui souhaiter un bon anniversaire (cela va de Liza Minelli à Line Renaud, en passant par Julien Clerc, Grand Corps malade ou Nolween Leroy), Aznavour dit "qu’à force, je les connais toutes, ces vedettes. Toutes, sauf une : Mylène Farmer". "Je l’ai croisée une seule fois au restaurant, c’est tout". Et France Soir, de son côté, lui demande d’où il tient cette forme à 85 ans. La réponse est simple : "j’ai eu la prudence d’arrêter de faire des folies à un certain moment de ma vie. Le dernier excès, je l’ai fait à l’âge de... 47 ans". Conseil transmis à tous ceux qui voudraient durer autant que Mr Aznavour.