La revue de presse d'Emmanuel Maubert

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La revue de presse d'Emmanuel Maubert
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Après Renault, France Télécom confronté aux suicides de ses personnels.

Il y a quelques mois, nous avions beaucoup parlé de cette vague de suicides chez Renault, au techno-centre de Guyancourt, mais une autre grosse entreprise semble être touchée...

Oui, il s’agit de France Télécom. "Suicides à France Télécom" titre en effet sur toute sa Une, France Soir. En 15 mois, pas moins de 17 employés ont tenté de se tuer, et 8 d’entre eux sont décédés. Au début du mois, une cadre de 42 ans s’est tuée, car, selon son entourage, elle ne supportait plus ses conditions de travail. Avant elle, un autre employé de France Télécom, s’était pendu dans son bureau. Et France Soir, égrène la longue liste de tous ces suicides. "Des gestes indéniablement liés au boulot", estime-t-on à l’Observatoire du Stress créé en 2007, à France Télécom, justement. La direction de l’entreprise chercherait toutefois à minimiser ces gestes. "Faux !", répond le directeur des relations sociales à France Télécom. Interrogé par France Soir, Laurent Zylberberg ne conteste pas le problème, mais il souligne toutefois qu’il ne croit pas à la mono causalité dans un suicide. "J’ai tendance à penser", dit-il, "qu’il n’y a jamais une seule raison qui pousse les gens au suicide". Enquête donc, à lire ce matin, dans France Soir.

Pas mal de politique, également dans les journaux ce matin. Et toujours cette question concernant Claude Allègre. Va-t-il entrer au gouvernement ?

Alors, en attendant un "oui" franc et massif, disons qu’il est "aux portes du gouvernement", comme le titre Le Figaro. Le journal Le Monde, ce week-end, parlait également de la très probable entrée de l’ancien ministre de Lionel Jospin au gouvernement. Selon Le Figaro, cela se fera donc après les élections Européennes, et même peut-être seulement début juillet, une fois que Michel Barnier et Rachida Dati auront quitté le gouvernement, et fait leur entrée au parlement de Strasbourg. Oui, mais voilà, si l’arrivée de Claude Allègre est "un moyen de parfaire l’ouverture", Le Figaro souligne qu’elle n’en demeure pas moins "difficile à réaliser". C’est même "un casse tête pour Sarkozy", car le périmètre d’intervention du possible Grand Ministère Allègre, (à l’innovation et à l’industrie), aurait des répercussions sur plusieurs autres ministères, et non des moindres, comme les Finances, l’Ecologie, l’Education ou l’Enseignement supérieur. A ce propos, un ministre, actuellement en poste, lance, anonymement, au Figaro, que "ce serait pure folie que de confier à Allègre la gestion des chercheurs". Ambiance !!

Et au delà de l’arrivée au gouvernement de Claude Allègre, on parle aussi de 2012 dans la presse.

2012, et évidemment la prochaine présidentielle. Martine Aubry sur Europe 1 affirmait hier que c’était l’obsession de François Bayrou, eh bien, justement le Président du Modem est interrogé ce matin par nos confrères de La Tribune. "Il peaufine son image d’opposant", peut-on lire. Avec ce gros tacle pour Nicolas Sarkozy à propos du fameux bouclier fiscal : "La protection des plus favorisés est une faiblesse", dit François Bayrou. "Elle sera considérée dans le futur comme une grave erreur politique". Le futur, qui pourrait donc être l’échéance de 2012. Echéance pour laquelle "François Hollande se met en position", titre Le Figaro mais, il faudra aussi compter avec un certain... François Fillon. Alors, le premier ministre ne s’est pas déclaré, mais c’est la journaliste Christine Clerc qui se demande dans le Télégramme de Brest : "Si François Fillon, fort d’une étonnante popularité, ne pourrait pas se préparer à prendre la relève en 2012 ?". Christine Clerc souligne que "tout se passe comme si, malgré la conjoncture, les Français savaient gré à ce discret père de famille sarthois, d’avoir duré et enduré en incarnant un style politique à l’opposé de la mode people". La mode people ? Suivez mon regard. François Fillon, candidat en 2012, une question que se poseraient, "les déçus de la droite et du centre".

D’autres déçus, ce matin dans les journaux : les déçus du 118.

Souvenez vous, il y a 3 ans, on ne parlait que de ça. Les 118, ces nouveaux opérateurs des renseignements téléphoniques. Eh bien, selon la Tribune, les 118 font un flop. Carrément. Le marché a chuté, en valeur, de 25%, et il y aurait 2 fois moins d’appels qu’il y a 3 ans, avec le bon vieux 12. Il faut dire que ça coûte cher, très cher. La Tribune a fait le calcul : les tarifs ont augmenté de plus de 50% depuis l’ouverture à la concurrence. Et l’arrêté ministériel qui prévoit qu’au 1er janvier prochain, les opérateurs devront indiquer au début de l’appel, le prix exact du service, cela va leur porter l’estocade.

Enfin, on termine par la dernière folie en vogue aux Etats-Unis.

Une folie qui ne fait que quelques millimètres de long, qui ne coûte que 18 dollars... Ce sont... des faux-cils ! Alors pourquoi tout le monde à Washington veut acheter des faux-cils ? Eh bien pour faire comme Michelle Obama. C’est du moins ce que nous apprend Le Figaro. La First Lady allonge son regard avec des faux-cils, et donc une vraie mode est née. Les faux-cils à 18 dollars s’arrachent dans toutes les parfumeries de la capitale fédérale. Mais bon, la principale intéressée, Michelle Obama, elle, ne se contente pas de ces faux-cils standard. Non. Le regard de la première dame mérite des faux-cils créés sur mesure (s’il vous plaît), et ça lui coûte 120 dollars la paire.