La chronique développement durable de Brigitte Béjean

  • A
  • A
La chronique développement durable de Brigitte Béjean
Partagez sur :

Brigitte Béjean consacre sa chronique développement durable au projet de collecte pneumatique des déchets à Paris. Dans Europe 1 Matin avec Marc-Olivier Fogiel.

Paris est la première ville de France à avoir décidé d'installer une collecte pneumatique des déchets, hormis un quartier de Grenoble, qui a un système déjà obsolète. Plus de poubelles dans la rue, plus de camions pour la collecte, tout passera dans des tuyaux enterrés.

Oui, le projet vient d'être voté pour le futur éco-quartier des Batignolles. Là où aurait été installé le village olympique si on avait décroché les JO de 2012. Difficile, en effet, d'installer une collecte souterraine dans des quartiers historiques, mais là, puisqu'on part de zéro... Il n'y a même pas de rues, juste un entrelacs de vieux rails de la SNCF. Là, on va pouvoir installer la collecte pneumatique en même temps qu'on fera sortir de terre le quartier.

Le principe est simple, et séduisant : on installera directement dans les logements, et dans les rues aussi d'ailleurs, des vannes à ordures. Vanne verte, déchets non recyclables, et vanne jaune, recyclables. On jette directement ses déchets, sans sac. Ils arrivent en sous-sol, et c'est la nuit qu'on mettra en route un énorme aspirateur. Il ramenèra tout ca par des tuyaux souterrains dans une zone où on pourra compacter ou trier. Et comme il y a là des rails, donc des trains, eh bien c'est en train que les déchets partiront vers leur ultime destination.

Le problème, c'est que ça coûte cher ?

Oui, 12 millions d'investissement, pour 8.000 habitants et 4.000 bureaux. 3 à 4.000 tonnes de déchets par an. Il faudra 30 ans pour l'amortir. Et puis il faudra choisir un équipement pas trop gourmand en électricité. Mais bon, plus de camions poubelles et plus de poubelles dans les rues, c'est un vrai gain de qualité de vie. Le problème, c'est qu'il n'y a que deux entreprises sur le secteur en Europe, donc peu de concurrence. Une entreprise espagnole, qui a équipé Barcelone depuis près de 20 ans et une autre en Suède.

L'info en plus : à Paris, reste à choisir l'entreprise, et les travaux commenceront l'année prochaine.