La chronique développement durable de Brigitte Béjean

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La chronique développement durable de Brigitte Béjean
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De la réversibilité des contrats gaz et électricité. C'est le thème de la chronique développement durable de Brigitte Béjean dans Europe 1 Matin avec Marc-Olivier Fogiel.

Entre les tarifs réglementés des opérateurs historiques, EDF et GDF Suez, et les prix libres des nouveaux fournisseurs, certains contrats sont réversibles, tandis que d'autres vous engagent définitivement. Une situation ni très claire, ni très juste, et que certains voudraient voir remise à plat.

Oui, on va parler de la réversibilité. La réversibilité, c'est la possibilité pour une personne qui est partie chez un nouveau fournisseur d'électricité de faire machine arrière, de dire : je me suis trompé, je veux retourner chez EDF et retrouver les tarifs réglementés, en clair validés par le gouvernement. En l'occurrence, prix moins chers ! Or, faire machine arrière, c'est possible, mais à deux conditions : être resté 6 mois chez son opérateur prix libres, et le faire avant le 1er juillet 2010. Quant au gaz, ce n'est pas possible. Vous avez choisi un tarif libre ? Eh bien vous y restez.

On pourrait donner plus de souplesse, permettre de vrais allers et retours, au choix du consommateur ?

Oui, c'est ce que préconise un rapport sur l'électricité remis vendredi dernier au gouvernement. Le médiateur de l'énergie, institution créée l'an dernier pour régler les litiges entre fournisseurs et clients, devrait se prononcer dans le même sens, en remettant tout à l'heure son premier rapport annuel. Il faudrait supprimer cette date limite de la réversibilité, fixée au 1er juillet 2010. Sinon, à la fin de l'année, tout le monde va retourner aux prix réglementés chez EDF, puisque l'an prochain cela deviendra impossible ! Il faudrait permettre de changer sans attendre 6 mois, c'est trop long. Enfin autoriser le retour en arrière pour le gaz, aussi.

Et figurez-vous que les plus demandeurs de cette souplesse accrue, eh bien ce sont les nouveaux fournisseurs. Car leur souci, ce n'est pas de perdre des clients demain, c'est d'en trouver qui leur fassent confiance aujourd'hui !

L'info en plus : presque tous nos voisins européens ont des règles plus souples qu'en France.