L'interview de Jean-Pierre Elkabbach

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L'interview de Jean-Pierre Elkabbach
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Jean-Pierre Elkabbach reçoit Henri de Raincourt et Rama Yade

Rama Yade a appris mardi après-midi par François Fillon son changement de secrétariat d’Etat. Elle voit son passage des Droits de l’Homme aux Sports comme un changement "d’affectation". Elle y voit aussi un prolongement de son action, notamment sur les valeurs de la France. François Fillon lui a annoncé son changement au milieu de la journée. Elle estime que c’est un "beau dossier" et ajoute qu’il n’y a pas de choix, "on n’est pas au Prisunic, vous ne choisissez pas à travers les rayons".

"Ma peau est sauve puisque je suis membre du gouvernement et que j'occupe l'un des plus beaux portefeuilles puisque vous vous adressez à 65 millions de Français", a-t-elle ajouté. Il y a aussi les "enjeux économiques considérables", "un vrai budget de près de 700 millions d'euros", "les questions du handicap, du dopage, les paris sportifs, la question des infrastructures, des évènements exceptionnels" comme le Tour de France cycliste et la prochaine Coupe du monde de football, a-t-elle précisé.

A la faveur du remaniement, Henri de Raincourt a lui été nommé ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement, à la place de Roger Karoutchi. Sénateur de l’Yonne depuis 23 ans, il explique mercredi matin au micro de Jean-Pierre Elkabbach qu’il a, lui aussi, appris mardi après-midi par François Fillon sa nomination, un "grand honneur" pour celui qui est l’héritier d’une longue tradition politique familiale.

Henri de Raincourt estime qu’il n’est "pas nécessaire" que le Premier ministre engage sa responsabilité après ce remaniement "compte-tenu de la façon dont le gouvernement a été modifié, compte-tenu du fait que nous nous sommes réunis lundi à Versailles, le président de la République nous a délivré notre programme de travail pour la France pour les prochaines années, le débat a eu lieu après".