L'interview de Jean-Pierre Elkabbach

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L'interview de Jean-Pierre Elkabbach
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Jean-Pierre Elkabbach reçoit Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire

"On est devant une urgence climatique majeure", s'est inquiété Jean-Louis Borloo, mardi sur Europe1. "Pour un jeune de 20 ans aujourd'hui, qui aura donc 30 ans en 2020, l'Arctique aura probablement disparu (c'est du moins assez probable), l'acidification des océans posera des problèmes halieutiques majeurs, les forêts de Guinée équatoriale ont déjà quasiment disparu, le lac Tchad est vide... Le problème du réchauffement climatique est un sujet majeur, un sujet mondial. C'est un sujet vital", a ajouté le ministre de l'Ecologie.

Nous savons "qu'en 2020, on aura plus 2 degrés. La question est de ne pas passer à 4-5° de plus, parce que là c'est irréversible", a précisé Jean-Louis Borloo.
Le ministre de l'Ecologie prépare en ce moment le sommet des Nations Unies sur le climat de Copenhague où, selon lui, le "destin du monde" se jouera. Dans ce cadre, il se réjouit du retour des Etats-Unis à la table des négociations. "Les Etats-Unis ont changé d'attitude par rapport à ce sujet. Avant, il y avait un déni du sujet. Ils refusaient même d'en discuter. Ils sont de retour à la table des négociations. Cela est clairement une bonne nouvelle. La difficulté c'est que les engagements concrets qu'ils sont en train de proposer sont de l'ordre de 5 ou 6% par rapport aux émissions de 1990. Donc c'est insuffisant", a regretté le ministre. "On a envie de leur dire 'Yes, you can'", a ajouté Jean-Louis Borloo exhortant les Etats-Unis à faire plus sur le dossier du réchauffement climatique.

Le sommet de Copenhague de décembre rassemble les pays du G8, les grands émergents (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Mexique) ainsi que la Corée du Sud, l'Indonésie et l'Australie. Ces pays représentent 80% des émissions des gaz à effet de serre (GES) de la planète.