Le clan de Nathalie Arthaud

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Le clan de Nathalie Arthaud
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Loin des candidats des grands partis, Nathalie Arthaud se débrouille seule. Pas de stars ou de lobbies mais une équipe militante.

SON EQUIPE DE CAMPAGNE

 L’équipe qui entoure la candidate est composée de militants de Lutte ouvrière. Pas de stars, mais beaucoup d’ouvriers et d’enseignants. Le groupe compte 13 membres au total, venus des quatre coins de France. Avec sept femmes pour six hommes, la parité y est plus que respectée. Nathalie Arthaud peut aussi compter sur les conseils, première femme à s’être présentée à une élection présidentielle en 1974, devenue le visage et la voix de Lutte ouvrière jusqu'en 2008.

SES PROCHES

Chez elle, on n’a jamais parlé de politique. Elle a découvert le militantisme au lycée et s’est engagée par simple volonté personnelle. Comme professeur dans un lycée de Seine-Saint-Denis, elle tente d’inculquer à ses élèves "l'esprit critique" et de "faire réfléchir et de développer des arguments contradictoires".

SES SOUTIENS MEDIATIQUES

Aucune personnalité médiatique n’a encore affiché publiquement son soutien à la candidate. En revanche, la fête organisée par le parti tous les ans à Presles accueille de nombreux artistes touchés par la cause ouvrière. Depuis 2001, Juliette Greco, les Wriggles, Tryo ou même Bernard Lavilliers sont venus chanter. 

SES RESEAUX

Pas de groupe d’influence ou de lobbies pour Nathalie Arthaud. Son combat, elle le mène uniquement avec ses camarades, sur le terrain. Même sur les réseaux sociaux- alors que la campagne se joue désormais aussi sur Internet - le parti et sa candidate sont pratiquement inexistants. Depuis toujours, Lutte ouvrière est un parti réputé pour être très secret. De nombreuses fois, il a été accusé de sectarisme par d’anciens "camarades". Daniel Cohn-Bendit avait même déclaré en 2005 que LO était "une secte, dirigée par un gourou". Pour avoir insinué que l'organisation obtenait un financement illégal d'entreprises, il avait été condamné en appel pour diffamation. Des propos évidemment toujours démentis par les membres de Lutte ouvrière.