La souveraineté au coeur du programme de Dupont-Aignan

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La souveraineté au coeur du programme de Dupont-Aignan
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Protectionnisme, sortie de l'euro, relocalisation sont les points-clé du programme de Dupont-Aignan.

EDUCATION : RETOUR AUX FONDAMENTAUX

Nicolas Dupont-Aignan veut une véritable remise en question des politiques menées par le PS et l’UMP. 

Garantir les savoirs fondamentaux. Dupont-Aignan propose de faire passer de 10 à 16 h le nombre d’heures hebdomadaires consacrées au français dans le cycle élémentaire. Il promet également de dédoubler au maximum les classes de CP afin de faciliter l’apprentissage de la lecture et limiter toute prise de retard.

Des enseignants davantage valorisés. Le président de Debout la République veut faciliter les heures supplémentaires pour les enseignants qui souhaitent faire du soutien scolaire. Ces heures pourront être mises sur un compte pour un départ à la retraite anticipée. Dupont-Aignan mettra par ailleurs un terme à la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux et récompensera mieux l’enseignement dans les zones difficiles.

Plus de respect à l’école. Au menu de son programme : le retour au vouvoiement obligatoire au secondaire et donner le pouvoir à tout professeur de convoquer un conseil de discipline sans avoir besoin de l’aval de l’administration.

EMPLOI : PLUS DE PROTECTIONNISME

Dans les 31 propositions déjà formulées, il met l’accent sur l’emploi. Il entend créer un million d’emplois en cinq ans.

Quitter la monnaie unique et passer à l’euro-franc. Objectif : favoriser les entreprises qui produisent sur le territoire national et défendre une parité compétitive pour le franc. Nicolas Dupont-Aignan souhaite que la France "se libére des marchés financiers en reprenant le pouvoir de financer à 0% par la Banque de France les grands investissements d’avenir de l’Etat". Il "propose de monétiser 5% du PIB tous les ans (environ 100 Mds d’euro-francs par an)".

Le contrat de participation. Dupont-Aignan propose d’introduire un tiers de représentants des salariés dans les conseils d’administration, sur le modèle allemand pour assurer leur meilleure association aux décisions prises dans les entreprises de plus de 50 salariés. Le candidat souverainiste souhaite également fixer un objectif de 15 % d’actionnariat-salarié dans chaque entreprise française à horizon de 5 ans et y inciter massivement les entreprises notamment au travers d’avantages fiscaux supplémentaires.

Transformer le RSA en Revenu Minimum d’Activité. Le député de l’Essonne veut obliger chaque bénéficiaire à travailler une journée par semaine pour la collectivité.

Créer la "sécurité professionnelle". Ce dispositif vise à garantir à chaque salarié la constitution d’un capital-formation au fil de son évolution professionnelle, et à lui donné accès à de réelles facultés de réorientation de sa carrière.

Moins de charges pour les entreprises qui investissent en France. Dupont-Aignan entend diminuer de moitié l’impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis sur le sol français mais aussi exonérer de cotisations sociales pendant cinq ans le recrutement d’un chômeur de longue durée. 

ENERGIE : VERS UNE ECOLOGIE DE LA CROISSANCE

Le président de Debout la République propose de "passer d’une écologie du sacrifice à une écologie de la croissance".

Des Etats Généraux de l’Avenir Energétique. Le candidat à la présidentielle souhaite orienter l'avenir énergétique de la France à long terme en prenant en considération quatre facteurs : le prix, l’indépendance, la sûreté et l’impact sur l’environnement.

Fusion d’EDF et GDF en les nationalisant à 100 %.  Pour justifier son propos, Nicolas Dupont-Aignan estime que Fukushima montre que l’abandon du secteur au privé conduit à des économies irresponsables sur la sécurité.

Renforcer la sûreté nucléaire. Le candidat souverainiste veut fermer les centrales nucléaires situées dans des zones sismiques et renforcer la recherche sur les centrales de 4e génération, plus sûres et plus propre.

UNE EUROPE A LA CARTE

A l’intégration européenne, Nicolas Dupont-Aignan préfère des "agences de coopération européenne", organisées de manière souple et respectueuse des souverainetés nationales.

Un référendum sur la sortie de l’euro. Il propose de repasser à une monnaie nationale, intégrée à un nouveau système monétaire européen -dont l’euro pourrait rester l’unité de compte ou de transaction.

Un "traité de refondation". Il souhaite que les Etats renégocient l’ensemble des traités européens adoptés depuis 2005, qui ne sont plus légitimes et doivent donc être renégociés sur une autre base politique et économique que celle qui a été désavouée.

Suppression de toutes les structures relevant de l’inspiration fédérale anti-démocratique. Le candidat entend ainsi mettre fin à la Cour de Justice Européenne, la Commission de Bruxelles et la BCE.

Retirer des bâtiments publics le drapeau de l’Europe. A "cette Europe qui a trahi l’idéal européen de paix et de prospérité", le candidat préfère "les drapeaux de nos voisins et amis".

IMPOTS : PLUS DE JUSTICE FISCALE

Le candidat souverainiste souhaite des "impôts plus justes pour un budget mieux équilibré".

Lutter contre les gaspillages. Nicolas Dupont-Aignan veut une réduction drastique des niches fiscales et introduire le prélèvement à la source pour simplifier l’administration de l’impôt et lutter contre la fraude.

Améliorer la progressivité de l’impôt sur le revenu. Le député de l’Essonne veut rapprocher la fiscalité des revenus du capital sur celle des revenus du travail et une nouvelle tranche d’impôt  à 50 % pour les revenus supérieurs à 300 000 euros par an.

Un "impôt de citoyenneté". Chaque Français résidant à l’étranger sera soumis à une taxe minimale, afin de freiner l’évasion fiscale.

DES INSTITUTIONS PLUS CITOYENNES

Nicolas Dupont-Aignan souhaite associer davantage les Français au processus politique. 

Le vote rendu obligatoire. Dupont-Aignan veut rendre le vote obligatoire pour mesurer ce que représentent réellement les partis traditionnels dans l’esprit des Français. Il souhaite aussi une reconnaissance du vote blanc afin de mieux prendre en compte le mécontentement de nos concitoyens

Une pratique régulière du référendum. Le souverainiste veut consulter les Français directement par référendum  pour toutes les réformes majeures et faciliter le référendum d’initiative populaire en abaissant le seuil à 2 millions de signatures.

Un Parlement plus représentatif et plus fort. Nicolas Dupont-Aignan veut introduire une dose de proportionnelle pour les législatives et accroître les facultés d’expertises et d’enquête du Parlement. Il entend aussi renforcer strictement le contrôle du Parlement sur l’exécutif pour les négociations communautaires.

LOGEMENT : UNE POLITIQUE FAMILIALE

Nicolas Dupont-Aignan veut permettre, en cinq ans, l’accession à la propriété de la résidence principale pour 2 millions de ménages.

Faciliter l’accession à la propriété. Le candidat de Debout la République entend jouer sur deux leviers : des prêts garantis par l’Etat (sur le modèle des organismes HLM) et la vente d’une partie des logements HLM à leurs locataires.

Des mesures en faveur de la famille. Nicolas Dupont-Aignan promet de développer l’offre de crèches et propose des tarifs «famille nombreuse».

SECURITE : RETABLIR L'ORDRE JUSTE

Nicolas Dupont-Aignan promet de faire de la sécurité une priorité de son quinquennat.

10.000 policiers en plus. Il propose de recruter 10 000 personnes pour remplacer intégralement les départs à la retraite dans la police et la gendarmerie.

Création de 20 000 places de prison. Cette mesure doit permettre d’appliquer les peines et garantir des conditions d’incarcération décentes.

Fin des remises automatiques de peine. Nicolas Dupont-Aignan entend revenir sur la loi dite des « deux ans » votée en 2009 - qui exonère d’application les condamnés à des peines de moins de 2 ans, et souhaite voir appliqués au moins les deux tiers de la peine prononcée. Le candidat veut également restaurer la double peine pour les étrangers condamnés à de la prison pour les délits graves et instaurer une véritable perpétuité légale.

Lutte contre la toxicomanie. Le député de l’Essonne veut faire de la lutte contre la toxicomanie une priorité en s’attaquant aux trafiquants et en refusant la dépénalisation qui banalise l’usage de la drogue.