Frédéric Nihous, le défi de la ruralité

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Frédéric Nihous, le défi de la ruralité
@ Maxppp
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Pour sa seconde présidentielle, il va tenter de faire oublier son prédécesseur, Jean-Saint Josse, qui avait frôlé les 5% en 2002.

C'est avec sa candidature à l'élection présidentielle de 2007 que Frédéric Nihous sort du bois. Il a alors 39 ans et a déjà été directeur de campagne de Jean-Saint-Josse, en 2002. 

SON PREMIER FAIT D'ARMES

Frédéric Nihous se fait remarquer pour la première fois en 1999 lors d'une assemblée générale de l'association nationale des chasseurs de gibier d'eau, où il apostrophe l'envoyé du ministère de l'Environnement. Dans la foulée, il mène dans son département la contestation contre la loi Voynet sur la chasse, avant de devenir l'un des leaders nationaux.

SON MENTOR

Frédéric Nihous doit tout à Jean Saint-Josse, président et co-fondateur de Chasse, pêche, nature et traditions, et candidat à la présidentielle en 2002 avec un score de 4,23% des voix. C'est lui qui repère et demande au jeune juriste de devenir secrétaire général du groupe CPNT au Parlement européen. Lui qui, alors qu'il est député européen, fait de Frédéric Nihous son assistant parlementaire. Lui qui pousse le "Ch'ti" à venir s'installer dans le Béarn avec sa famille en 2005. Lui enfin, qui le pousse à se présenter en 2007 et le coache pendant la campagne, avant de lui céder la place en 2008.

 SON HEURE DE GLOIRE

En tant que petit-fils d'immigré, Frédéric Nihous est particulièrement fier d'être parvenu au bout de sa candidature présidentielle de 2007. "Avoir pu tenir alors que je n'étais pas fait pour ça, formaté pour ça, (…) ça a été un grand truc", a-t-il confié au JDD.fr.

SON PIRE MOMENT

L'enregistrement de son spot de campagne en 2007. On l'y voit manifestement emprunté et peu convaincant. Il qualifie d'"abominable" le côté "ultra préparé à l'avance" de l'exercice. "Le script est prêt, on doit tourner comme-ci, comme-ça" explique-t-il, avant de confier que cet aspect continue de le "coincer complètement". Il a donc prévu de faire autrement cette année, avec un clip plus animé, "moins ORTF".

Le clip de campagne de Frédéric Nihous en 2007 :





 SON GIMMICK

Frédéric Nihous admet volontiers qu'Eva Joly est sa bête noire, "pour les idées et la vision de la société rétrogrades qu'elle colporte", aux "antipodes" de son combat pour "l'identité rurale de la France, [ses] traditions, [sa] culture, [son] histoire". Pour lui, la candidate d'Europe-Écologie-Les-Verts représente une "vision très punitive de l'écologie". Il la voit également comme l'archétype de l'écologiste "hors-sol" ou "de salon", par opposition à l'écologiste "de terroir" qu'il veut incarner.

En 2007 déjà, Nihous se faisait le chantre d'une autre écologie :





SON CHEVAL DE BATAILLE

 La ruralité. Depuis 2002, la ruralité est le concept central de CPNT. Il s'agit de défendre un mode de vie rural - dont l'emblème demeure la chasse - menacé par les règlements "tatillons", les "technocrates de Bruxelles", les écologistes qui veulent faire de la nature "un sanctuaire pour touristes" au détriment de ceux qui y vivent et en vivent. Plus largement, Frédéric Nihous prétend se faire le porte-voix des Français ruraux pour qu'ils ne soient pas oubliés. Un rôle qu'il conteste à Marine Le Pen.