Yade en pleine zone de turbulences

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Yade en pleine zone de turbulences
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Déjà critiquée, elle aurait demandé une rallonge de 150.000 euros pour ses déplacements.

A rebours des actuelles consignes d’économie prônées par Nicolas Sarkozy pour les ministères, Rama Yade aurait récemment demandé, selon Le Canard enchaîné, une substantielle rallonge pour ses frais de déplacement. Selon l’hebdomadaire, la secrétaire d’Etat aux Sports aurait demandé à Roselyne Bachelot, son ministre de tutelle, 150.000 euros pour ses futurs voyages dans le cadre de ses fonctions.

Deux fois l’enveloppe prévue

Si Rama Yade a déposé cette requête, c’est parce que, toujours selon LeCanard enchaîné, elle aurait déjà utilisé la totalité de l’enveloppe qui lui était allouée pour ce poste de dépense en 2010. Et même beaucoup plus. La secrétaire d’Etat aurait en effet dépensé 270.000 euros environ pour ses déplacements depuis le début de l’année, contre… 122. 105 prévus. L’hebdomadaire satirique cite en exemple plusieurs voyages en Afrique du Sud, avant et pendant la Coupe du monde.
Rama Yade se défend dans les colonnes de l’hebdomadaire. "Je suis l’un des membres du gouvernement qui dépense le moins", assure la secrétaire d’Etat aux Sports. "Mon prédécesseur disposait d’une enveloppe de 390.000 euros pour ses déplacements. Moi, je n’ai que 122.000 euros. Si je m’étais rendue à toutes les compétitions internationales auxquelles j’étais invitée, j’aurais dépensé trois fois plus."

Plus que menacée

N’empêche. Cette nouvelle affaire tombe mal pour Rama Yade. L’annonce, mercredi, d’un remaniement ministériel en octobre n’augure rien de bon pour elle. Sa récente sortie sur le luxe de l’hôtel de l’équipe de France en Afrique du Sud l’a placée dans le collimateur de Nicolas Sarkozy. A tel point que le chef de l’Etat l’a tancée devant le gouvernement au complet en conseil des ministres. Et l’a à nouveau critiquée lors d’une réunion avec les députés de l’UMP. Nicolas Sarkozy y a annoncé qu'il "tirera sévèrement les conséquences de comportements de ministres".

David Douillet s’est en outre clairement placé pour le poste, en multipliant les interventions médiatiques après le fiasco des Bleus en Afrique du Sud. Avec, au passage, un petit tacle à Rama Yade, le 24 juin sur Europe 1 : "Il y a eu des mauvaises paroles, il y a eu des maladresses dont on se serait passé". Et la déclaration mercredi de Nicolas Sarkozy devant les députés UMP a le mérite de la clarté : "Je le dis sous le contrôle de David (Douillet): moi j'adore le sport!", a-t-il lancé."