Wauquiez reparle du "chèque essence"

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Wauquiez reparle du "chèque essence"
Laurent Wauquiez veut instaurer un chèque essence, une idée qui a déjà été évoquée au début de l'année 2011 par le gouvernement Fillon.@ MAXPPP
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L’ex-secrétaire d’Etat propose l’instauration d’un chèque sur le modèle du ticket restaurant.

Pour contrer la hausse du prix de l’essence, incontestable sujet politique central de la rentrée, Laurent Wauquiez a la solution. "Je fais une proposition. Pourquoi est-ce que le gouvernement ne met pas en place un chèque essence, sur le modèle des tickets restaurant ou des chèques vacances?", s’est interrogée lundi l’ex-secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur sur France Info.

Les employeurs et les pétroliers seraient sollicités

Pour financer la mesure, le député UMP de Haute-Loire imagine un mécanisme auquel participeraient les employeurs, mais aussi les grands groupes pétroliers. "Ça me semble juste. (...) On a vu les bénéfices qu'ils faisaient", a argué Laurent Wauqiez, qui souhaiterait aussi que le gouvernement y place "une partie de son surplus de recettes".

Cela permettrait "d'avoir un chèque essence ciblé prioritairement sur les Français qui travaillent, ceux qui n'ont pas le choix" et "ne peuvent pas prendre les transports en commun" pour se rendre sur leur lieu de travail, a encore expliqué ce soutien de François Fillon dans la guerre des chefs de l’UMP.

Une idée qui n'est pas nouvelle...

L’ancien porte-parole du gouvernement en a profité au passage pour glisser une petite pique au gouvernement Ayrault, qu’il accuse de "ruser avec les Français. ". "On nous avait annoncé un blocage de l'essence et là ce dont on nous parle (...) c'est 3 à 4 centimes. Sur un plein de 70 à 90 euros, ça représentera même pas le prix d'un café!", a-t-il ironisé.

Reste que l’idée proposée par Laurent Wauquiez n’est pas nouvelle. Au début de l’année 2011, le gouvernement Fillon l’avait d’ailleurs envisagée pour lutter là encore contre la flambée des prix. A l'époque, le prix du litre de super était en moyenne de 1,53 euro contre 1,67 aujourd'hui. Mais l’idée avait été abandonnée notamment face à l’opposition des groupes pétroliers. "C'est comme si on demandait à Carrefour de donner de l'argent parce que le prix des yaourts augmentent !", arguait alors un représentant de l'industrie pétrolière.

Un chèque transport a même brièvement existé entre février 2007 et juin 2008. Mais cette mesure du gouvernement Villepin, peu appliquée dans les entreprises car facultative, avait été abandonnée par François Fillon.