Voynet objet de lettres de menaces

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Voynet objet de lettres de menaces
@ Reuters
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La maire de Montreuil a reçu plusieurs lettres, dont une contenait une balle et un tract du FN.

Dominique Voynet est depuis plusieurs mois l’objet de lettres de menaces. La sénatrice-maire de Montreuil, en Seine Saint-Denis, l’a confirmé vendredi, précisant que la dernière missive, accompagnée d’une balle et d’un tract du Front national, avait été reçue le 7 février dernier. Les deux autres courriers avaient été envoyés l’un en novembre, l’autre en janvier.

"Je vous avertis que j'irai jusqu'au bout, et je n'en démordrai pas (...) Je suis à bout. (...) Vous vous foutez de la gueule des gens honnêtes. (...) Foutez le camp", écrit l'auteur de la dernière, qui est, d’après Dominique Voynet, le même que les deux autres courriers. L’élue a indiqué qu’elle porterait prochainement plainte.

"On reçoit régulièrement des lettres anonymes de foue, mais là, il s'agit de lettres de menaces directes, avec des tracts du Front national, insultantes et menaçantes", a expliqué l’ancien ministre de l’Environnement. "Cette nouvelle lettre témoigne de la volonté convergente de divers individus et groupes de créer un climat permanent d'insécurité et d'intimidation politiques à Montreuil", écrit Dominique Voynet dans un communiqué.

FN : des "méthodes débiles"

Forcément suspect, le Front National a tenu à se dédouaner, en condamnant ces menaces de mort. "Cela n'a rien à voir avec nous. Cela vient d'un sinistre imbécile. Ces méthodes débiles ne correspondent pas aux principes du FN qui est un parti démocratique", a réagi Alexandre Simonnot, tête de liste départementale FN de Seine-Saint-Denis aux régionales. "Il est facile de se procurer des tracts du FN. On en distribue des milliers dans les boîtes aux lettres, on peut également en télécharger"

Dominique Voynet a par ailleurs indiqué que le corbeau avait d’autres cibles. "Depuis plusieurs semaines, des menaces ont été envoyées à un autre élu, un agent municipal et à mon directeur de cabinet avec comme prétexte la politique de la municipalité en faveur de l'accueil des Roms", a-t-elle indiqué, sans toutefois verser dans une trop grande inquiétude : "Je pense que c'est plus destiné à m'intimider qu'une annonce de passage à l'acte", veut croire Dominique Voynet.