Voyeurisme, présomption d’innocence et caniveau

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Voyeurisme, présomption d’innocence et caniveau
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Dans la course à la présidence, tous les coups sont permis. Florilège des tacles de la semaine.

Que d'échanges musclés cette semaine chez les politiques. A moins d'un an de la présidentielle, les petites piques fusent et... font mal.

Catégorique. "Laurent Fabius est le meilleur, mais pas en situation. Martine Aubry a toutes les qualités pour remplir le vide. Je ne crois pas une seconde en François Hollande", a déclaré Bernard Tapie, ancien ministre de la Ville de François Mitterrand, à propos des candidats possibles ou déclarés à la primaire PS.

Ecœuré. "On est en plein voyeurisme. Ça fait vendre, paraît-il", a regretté le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé sur Europe 1, réagissant notamment aux propos de Luc Ferry au sujet d’un ex-ministre qui aurait eu des pratiques pédophiles lors d'un séjour au Maroc. "Je voudrais qu’on en revienne quand même de temps en temps aux vrais problèmes, aux vraies questions qui permettent d’améliorer la vie des gens, plutôt qu’à cette politique de caniveau", a-t-il ajouté.

Effaré. Dans le même registre qu’Alain Juppé, André Vallini, député de l’Isère, a dit ne trouver "aucune circonstance atténuante" à Luc Ferry, jeudi sur Europe1. "Je suis effaré par ce qu’il a dit, par l’importance que ça prend en plus", a-t-il ajoutant, estimant que "la politique ne doit pas être ça. On est tombé dans le caniveau. Je ne veux pas que la politique française se résume à ces affaires crapoteuses et nauséabondes".

Dubitatif. "Je pose la question : est-ce que la présomption d'innocence existe encore pour les hommes et les femmes politiques ?", s’est interrogé Xavier Bertrand, ministre du Travail, réagissant à la démission du secrétaire d'Etat à la Fonction publique Georges Tron, à la suite d'accusations d'agression sexuelle et de viol.

Confus. "Je ne suis pas en situation d'être candidat et je le serai pas (...) mais je suis déterminé à m'engager pour 2012 autant que si j'étais candidat", a expliqué Bertrand Delanoë, maire PS de Paris, à propos de la primaire socialiste pour la présidentielle.