Vœux de François Hollande : "Il laisse un pays affaibli", selon Eric Woerth

  • A
  • A
Vœux de François Hollande : "Il laisse un pays affaibli", selon Eric Woerth
@ Europe 1
Partagez sur :

Eric Woerth député LR, Olivier Faure, président du groupe socialiste à l'assemblée et Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon ont réagi sur Europe 1 aux derniers vœux du président.

Les réactions politiques se sont multipliées, à droite comme à gauche, après les derniers vœux de François Hollande en tant que président de la République, samedi soir. Sur Europe 1, Olivier Faure, président du groupe socialiste à l'Assemblée, Éric Woerth, député LR et Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, sont revenus sur l'allocution du chef de l'État.

"Il n'a pas su protéger le pays". Eric Woerth, député LR, considère que François laisse "un lourd héritage" et un "pays affaibli". L'ancien ministre du Budget estime par ailleurs que les critiques du chef de l'Etat à l'égard de François Fillon sont "infondées". Le député républicain ajoute également que le modèle social français "doit être protégé" et qu'un autre modèle social, celui du "21ème siècle", reste à construire.

Le discours de "quelqu'un qui va combattre jusqu'au dernier moment". Olivier Faure a eu le sentiment de ne pas "assister à une séance d'adieu". "Mais plutôt à quelqu'un qui va combattre jusqu'au dernier moment". "François Hollande revendique un bilan", ajoute le président des socialistes à l'Assemblée. "C'est un président protecteur qui a garanti le rayonnement de la France", a estimé Olivier Faure qui considère que même si François Hollande ne se représente pas pour la présidentielle de 2017, "il ne renonce pas à peser sur le cours des choses".

"Si son bilan était bon, il se serait représenté". "À l'entendre, on a l'impression qu'il nie", estime de son côté Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche). "Son bilan n'est pas bon", poursuit-il. "Si son bilan avait été correct, François Hollande se serait représenté [à l'élection présidentielle, NDLR]". Evoquant le chômage, Alexis Corbière complète : "Depuis 2012, il y a 1 million de chômeurs en plus". "Il avait dit qu'il voulait être jugé à la hauteur de son bilan [...], c'est un échec".