Violences sexistes : un projet de loi présenté en conseil des ministre "fin mars"

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Violences sexistes : un projet de loi présenté en conseil des ministre "fin mars"
Marlène Schiappa souhaite une adoption du texte avant l'été.@ ludovic MARIN / POOL / AFP
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La présentation du projet de loi visant à lutter contre les violences sexistes va être décalée de plusieurs semaines, comme l'a annoncé Marlène Schiappa, mercredi.

Marlène Schiappa, la secrétaire d'État à l'Egalité femmes-hommes, a déclaré mercredi que le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles serait présenté en Conseil des ministres "fin mars", et non plus le 7 comme annoncé précédemment.

Adoption du texte avant l'été ? "Il y a une première discussion en Conseil de ministres le 7 mars, ensuite nous avons un comité interministériel le 8 mars (...) et ensuite fin mars, il y aura une présentation du texte stricto sensu en Conseil des ministres", a-t-elle détaillé sur LCI. "Je table sur une adoption du texte avant l'été", a ajouté Marlène Schiappa. Il y a un mois, elle avait annoncé que le projet de loi serait "présenté en conseil des ministres le 7 mars, la veille du 8 mars, Journée internationale des droits de femmes".

Plusieurs mesures concrètes. Le texte vise notamment à pénaliser le harcèlement de rue et établir un âge minimal de consentement à un acte sexuel. Il pourrait instaurer, entre autres, une amende pour outrage sexiste, allant de "90 à 750 euros", selon la secrétaire d'État. Un rapport sur le harcèlement dans l'espace public doit être remis mercredi à trois ministres, Marlène Schiappa, Gérard Collomb (Intérieur) et Nicole Belloubet (Justice). Selon Mme Schiappa, ce rapport réalisé par cinq députés comporte des propositions "très concrètes" pour "clairement verbaliser le harcèlement de rue".

La récidive dans le viseur. Les parlementaires recommandent ainsi que les policiers puissent "mettre une amende pour outrage sexiste dès lors que ce phénomène se produit", qui serait "une contravention de 4e classe" correspondant à un montant "entre 90 euros, quand l'amende est minorée, et 750 euros, quand il y a des relances et qu'elle n'a pas été payée immédiatement", a-t-elle précisé. Un stage de sensibilisation à l'égalité femmes-hommes, "à la charge du harceleur qui aura été verbalisé en flagrant délit", pourrait également être mis en place "pour prévenir la récidive", a ajouté la secrétaire d'État.