Vincent Peillon : "Le pouvoir n’est pas un projet"

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :

Le candidat à la primaire à gauche a souligné au micro d'Europe 1 la nécessité de rassembler.

INTERVIEW

Il l’assure, personne n’a influencé son choix, "si ce n’est Jiminy Cricket, c’est à dire ma conscience", a déclaré vendredi Vincent Peillon, candidat tardif à la primaire organisée par le PS, au micro de la matinale d'Europe 1. L'ancien ministre de l'Education nationale continue de déplorer le retrait de François Hollande : "Ça me semble être quelque chose d’injuste par rapport au bilan et à la personne, traités de façon excessive".

Réunir et être crédible. "Je ne défends pas le bilan de François Hollande, j’ai porté des critiques très sévères sur ce qui s’est passé", nuance-t-il cependant. "Mais je trouve curieux que ceux qui ont participé beaucoup plus que moi à ce gouvernement commencent par le critiquer" a-t-il taclé dans une allusion a plusieurs de ses concurrents pour l'investiture d'une partie de la gauche, en l’occurrence les ex-ministres Manuel Valls, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg. "Aujourd’hui la préoccupation première qui doit être la notre, c’est de se réunir et d’être crédible […] de montrer que le pouvoir n’est pas un projet. Il y en a qui pensent que le pouvoir ça doit s'occuper à tout prix", a-t-il martelé, fustigeant les ambitions des uns et des autres.

Une réforme constitutionnelle. "La présidentielle c’est un projet pour la France et donc il faut être capable d’avoir une cohérence globale, des priorités et des moyens de les mettre en œuvre". Vincent Peillon prévoit notamment de présenter d'ici le 6 janvier un projet de réforme constitutionnelle, alors même que Manuel Valls s’est prononcé pour la suppression du 49.3, hors texte budgétaire. 

Supprimer le 49.3, une proposition "politique". "Je me réjouis de l’évolution de Manuel Valls, j’avais dit que ce 49.3 était un problème", a-t-il déclaré, avant d'ajouter à propos de la proposition de son rival : "Il y a de la difficulté à pratiquer la politique de cette façon là. Il faut une cohérence globale, institutionnelle. [...] enlever le 49.3, ce n’est pas une reforme institutionnelle, c’est enlever, de manière politique, une mesure qui est reprochée".