Vincent Peillon est "assez malheureux" du contenu de la primaire

  • A
  • A
Vincent Peillon est "assez malheureux" du contenu de la primaire
@ BERTRAND GUAY / AFP
Partagez sur :

Invité devant le mouvement des jeunes socialistes (MJS), l'ancien ministre de l'Education nationale s'en est particulièrement pris à Benoit Hamon.

Vincent Peillon est "assez malheureux". L'ancien ministre de l'Education s'est dit samedi "assez malheureux de ce qu'il se passe dans cette primaire". Cela est "grave" et "arrange bien la droite", a-t-il confié devant la convention nationale du mouvement des jeunes socialistes (MJS).

"On n'est pas sur les vrais sujets". Le candidat a dirigé ses plus claires critiques vers Benoît Hamon. "Imaginez face à Fillon, dire 'oui, nous les socialistes on ne croit plus à la croissance, l'emploi va se détériorer, on va donc donner un revenu à tout le monde qui va coûter 400 milliards et pour ça on va taxer les robots'". "On n'est pas sur les vrais sujets, (...) on est sur des choses dont on sait qu'on ne les fera pas", a-t-il ajouté. Invité par le MJS, qui reçoit samedi six des sept candidats (Sylvia Pinel est absente) à la primaire organisée par le PS Vincent Peillon a défendu son bilan au ministère de l'Education nationale. "Pour la première fois, nous avons inscrit au coeur du système éducatif français (...) la question de l'égalité". Et de citer la réforme du collège, "qui est une très bonne réforme".

"L'affaire Léonarda a été très douloureuse". Vincent Peillon a toutefois confié "regretter beaucoup le recul sur l'ABCD de l'égalité" et la place laissée aux thèmes du Front National. "Ca a commencé très tôt, avec les questions sur les Roms, j'ai eu à gérer l'affaire Léonarda, qui a été très douloureuse (....) jusqu'au burkini à la fin du quinquennat", a-t-il déploré devant entre 100 et 200 personnes. "On est dans une période où l'extrême droite, qui en raison de la crise sociale a attiré à elle les couches populaires, inscrit à l'agenda de la nation les thèmes qui sont les siens, et en particulier ce thème permanent de la haine de l'autre", a-t-il dit.