Villepin réunit ses troupes

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Villepin réunit ses troupes
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Il tient son premier conseil national, samedi, pour définir la ligne politique de son parti d’ici à 2012.

Six mois après le lancement de "République solidaire", Dominique de Villepin, à la peine dans les sondages et lâché par certains de ses amis, tente samedi de mobiliser ses troupes à l'occasion du premier conseil national de son parti, dans la perspective de 2012.

"Aux orphelins de la Républiques"

Le 19 juin, l'ancien Premier ministre lançait sa propre formation devant plusieurs milliers de sympathisants et des journalistes du monde entier en proposant d'offrir "aux orphelins de la Républiques", une alternative à la politique de Nicolas Sarkozy.

Samedi, Dominique de Villepin réunira pour un premier conseil national à huis clos quelque 800 cadres, dont 300 délégués départementaux du mouvement, auxquels il proposera une motion "pour la vérité et pour l'espoir" définissant la ligne politique du parti jusqu'à la présidentielle de 2012.

22.000 adhérents et sympathisants

"L'ex-Premier ministre prononcera ensuite un discours public où il fixera le cap, donnera sa vision de l'avenir", précise la secrétaire général de RS, Brigitte Girardin. Après six mois d'existence, le parti revendique plus de 22.000 adhérents et sympathisants. Mais il a également connu des défections dont celle de son ancienne porte-parole Anne-Marie Montchamp, entrée lors du dernier remaniement au gouvernement, où elle a rejoint Georges Tron et Bruno Le Maire.

"L'effet négatif du départ de Montchamp est nul", tranche aujourd'hui Brigitte Girardin. "Ce débauchage a créé un mouvement de solidarité autour de Villepin. C'est une reconnaissance de notre importance", dit-elle. Outre les "débauchages", le parti souffre de n'avoir pas réussi à réunir un nombre suffisant de députés pour créer, comme il l'espérait, un groupe autonome à l'Assemblée nationale.

Sortir de l’antisarkozisme

Plusieurs voix se sont par ailleurs élevées dans ses rangs pour demander à Dominique de Villepin à sortir de l'antisarkozysme, d'ouvrir une phase de "responsabilité" afin de représenter une alternative crédible en 2012.

"Il est certain que ce n'est pas facile de lancer un parti quand on n'a pas de moyens", admet le député François Goulard. "Mais l'essentiel, c'est que l'on ait une ligne claire qui sera confirmée samedi et qui nous mènera jusqu'en 2012", ajoute l'élu du Morbihan, pour qui le temps est maintenant venu pour Villepin d'"être plus dans la proposition". L'ex-Premier ministre est pour l'instant crédité de 5% à 8% d'intentions de vote pour la présidentielle.