Villepin dit avoir été suivi par des policiers

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Villepin dit avoir été suivi par des policiers
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L'ancien premier ministre, mis en cause dans l'affaire Clearstream, dénonce "des pratiques détestables".

Dominique de Villepin a ajouté un peu de suspense à l'affaire Clearstream en déclarant avoir fait l'objet de filatures policières en avril dernier et obtenu brièvement une protection renforcée, selon des informations publiées cette semaine par l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et confirmées mardi par son avocat.

"Il y a quelques mois, mes officiers de sécurité ont constaté que deux voitures assuraient une filature à la fois autour de mon domicile et dans différents endroits professionnels où je travaille", a indiqué Dominique de Villepin.

L'ancien premier ministre, qui sera jugé à partir de lundi prochain dans le procès d'une manipulation présumée visant à faire croire que Nicolas Sarkozy disposait de comptes secrets au Luxembourg, a déploré mercredi sur Radio Classique ces "pratiques détestables".

Selon lui, une vérification des plaques d'immatriculation de ces voitures a montré qu'elles émanaient du ministère de l'Intérieur. Dominique de Villepin s'en serait donc ouvert à un haut représentant de l'Etat qu'il ne cite pas mais qui, selon Charlie Hebdo, est le responsable des services de renseignement, Bernard Squarcini, considéré comme un proche de Nicolas Sarkozy.

Bernard Squarcini aurait répondu à Dominique de Villepin, "après quelques recherches", qu'il pouvait s'agir de "doublettes", des plaques copiées à partir de vraies plaques. Il aurait ajouté que "c'était peut-être inquiétant car les doublettes sont utilisées pour des tentatives d'assassinat notamment dans le milieu".

"L'affaire a été prise suffisamment au sérieux au ministère de l'Intérieur pour que, à partir de là, je fasse l'objet d'une surveillance renforcée", a expliqué Dominique de Villepin. Une surveillance levée quelques semaines plus tard.

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