Vif échange entre Macron et un habitant de quartier sensible sur le salafisme

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Vif échange entre Macron et un habitant de quartier sensible sur le salafisme
"C'est très sain qu'on s'engueule pour clarifier les choses" a relativisé Emmanuel Macron après son échange avec un habitant.@ Capture d'écran Twitter
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Un habitant du quartier de la Paillade, à Montpellier, où Emmanuel Macron était en visite mardi soir, a accusé l'ancien ministre de "faire des amalgames" à propos du salafisme.

Emmanuel Macron, en visite mardi dans le quartier sensible de la Paillade, à Montpellier, a eu un échange très vif à propos du salafisme avec un habitant qui a accusé l'ancien ministre de "faire des amalgames".

"Je préfère vos associations aux associations salafistes". Lors d'une réunion avec des responsables associatifs et des habitants, quelques heures avant son troisième et dernier meeting de "diagnostic" sur l'état de la France, il a écouté longuement les difficultés rencontrées par les associations, notamment les plus récentes qui ont "du mal à trouver leur place". "Ce que vous décrivez, c'est une assignation à résidence des quartiers, ça construit la frustration", a résumé Emmanuel Macron, ajoutant en plaisantant : "mais je préfère vos associations aux associations salafistes".

Macron accusé "de faire un amalgame très grave". Il a immédiatement été pris à partie par un des participants : "vous êtes en train de faire un amalgame très grave, vous n'habitez pas dans le quartier". À quoi l'ancien ministre a rétorqué : "oui mais ça ne nous empêche pas de réfléchir ensemble". Puis, Emmanuel Macron a développé son argumentaire, refusant de changer de sujet tant que son interlocuteur n'avait pas compris son raisonnement. Interpellé sur le fait qu'"un salafiste est un citoyen comme un autre", il a répondu : "il y a des associations qui ne respectent pas la loi de la République au nom de la religion, celles-là, je veux les démanteler".



"C'est très sain qu'on s'engueule pour clarifier les choses". "Vous faites de la surenchère", a-t-il reproché à son contradicteur qui évoquait l'état d'urgence et les multiples perquisitions sans résultat dans le quartier de la Paillaide. "Ce n'est pas la religion de quelqu'un qui détermine les choses, quand une association déclare que les valeurs qu'elle porte sont supérieures à la République, il faut la démanteler". Un peu plus tard, parti sur un autre sujet, il a estimé qu'il était "très sain qu'on s'engueule pour clarifier les choses". Dans son discours mardi soir, Emmanuel Macron doit notamment parler de laïcité et de désenclavement des quartiers.