VIDEOS - Les 5 temps forts de l’interview de François Hollande

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VIDEOS - Les 5 temps forts de l’interview de François Hollande
François Hollande a notamment évoqué une possible baisse de l'impôt en faveur des ménages.@ Eric Frotier de Bagneux/Capa Pictures/Europe 1
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Le président de la République était mardi l'invité de la Matinale d'Europe 1. Impôts, travail, présidentielle... retrouvez les principaux points de son entretien.

L'ESSENTIEL

Invité spécial de la Matinale d’Europe 1, François Hollande est notamment revenu sur la lutte contre le chômage, la baisse des impôts envisagée ou encore sur son éventuelle candidature pour 2017.

  • La présidentielle

"J’ai été élu pour cinq ans. Après, les Français décident. Juridiquement, ça s’arrête le 6 mai", a rappelé ce mardi François Hollande. Interrogé sur une éventuelle candidature, le président de la République répond : "J’exprimerai ma position à la fin de l’année. Soyez patient, et vous verrez sous quelle forme !", a-t-il expliqué, précisant qu’il prendra sa décision "en décembre".

De plus en plus contesté à la gauche de l’hémicycle, le gouvernement de François Hollande a été jeudi dernier l'objet d'une tentative de motion de censure par plusieurs députés socialistes, communistes et écologistes. Pour autant, si le chef de l’Etat reconnaît l’"espérance d'une autre gauche" chez certains membres de sa famille politique, il n'envisage pas de candidature valable portée par l'aile gauche du parti. "Il n’y a pas d’alternative de gauche, au sens où il n’y a pas un mouvement aujourd’hui qui puisse accéder au second tour de l’élection présidentielle et conduire, sans notre appui, les destinées de la France."

François Hollande a également indiqué porter attention aux propositions formulées par la droite, en pleine préparation des primaires, pour fustiger aussitôt les deux principales mesures défendues par la majorité des candidats : 100 milliards d’économie et une baisse du nombre de fonctionnaires. "Le risque, c’est qu’ils le fassent, qu’ils détruisent ce que nous avons fait, qu’ils remettent en cause les fondements de notre État", a averti le président.

  • Emmanuel Macron, trop ambitieux ?

Début avril le ministre de l’Economie a lancé son propre mouvement politique, depuis le responsable caracole en tête des sondages et multiplie les sorties. "S'il veut développer ses idées, il en a le droit". "Il était mon conseiller, je l'ai nommé ministre et je lui ai confié des responsabilités", a souligné François Hollande, avant de préciser que son protégé devait agir "dans le cadre de ce qui doit être fait pour tout ministre, c'est-à-dire de la solidarité gouvernementale." 

  • Vers une baisse des impôts ?

Le président de la République a confirmé qu'il y aurait un geste en faveur des ménages, "à la condition que nous ayons des marges de manœuvre." "Dès lors qu’il y a une baisse qui va se poursuivre pour les entreprises, il m’apparaît juste que les ménages puissent avoir leur part de redistribution. Si la croissance se confirme, il y aura un geste pour les ménages. Nous allons attendre le mois de juillet pour voir ce que nous pourrons faire ", a-t-il indiqué.

  • La bataille contre le chômage continue 

Malgré des chiffres encourageant pour le mois de mars, François Hollande a indiqué au micro d’Europe 1 que la bataille pour l’emploi devait s’inscrire dans la durée. "Nous avons depuis le début de l’année 50.000 chômeurs en moins. Mais je ne vais pas faire de prophétie. Je me bats tous les jours, avec le gouvernement. La bataille n’est pas gagnée. Elle ne le sera que lorsqu’on aura sur plusieurs mois une baisse continue du chômage."

Concernant la jeunesse, dont le candidat Hollande voulait faire la priorité de son quinquennat en 2012, le président Hollande avoue : "J'ai pris cet engagement et je demanderai à la fin du quinquennat qu'on puisse évaluer ce qui a été fait, ce qui ne l'a pas été et les conséquences. Il y a un peu moins de jeunes au chômage par rapport à 2012 mais ce n'est pas significatif". Mais il affirme : "Je n’en ai pas terminé avec cette politique pour les jeunes, parce que c’est l’essentiel."

  • Le concert de Black M à Verdun

François Hollande a dénoncé les "pressions inouïes de violence, de haine" qui ont poussé le maire de Verdun à annuler le concert du rappeur Black M. Florian Philippot, vice-président du Front national, avait notamment parlé de cette manifestation comme d’un "crachat contre un monument aux morts". "Cette initiative était après la cérémonie, pour que des jeunes puissent avoir un moment festif. Je comprends que des jeunes puissent aussi être associés" aux commémorations, a estimé le chef de l’Etat. "Si le maire voulait, c'est à lui d'en décider, eh bien l'Etat mettrait les moyens pour sécuriser le concert", a encore indiqué François Hollande à propos de cet événement, initialement prévu le 29 mai en clôture des cérémonies commémoratives de la bataille de Verdun.