Vaste (et violente) manifestation anti-Hollande à Paris

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Vaste (et violente) manifestation anti-Hollande à Paris
Le collectif "Jour de colère", rassemblement hétéroclite formé d'identitaires, d'intégristes catholiques, d'opposants au mariage homosexuel, de partisans de l'humoriste controversé Dieudonné et de familles.@ MaxPPP
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Entre 17.000 (police) et 120.000 (organisateurs) personnes ont manifesté. Des heurts ont éclaté et 19 policiers ont été blessés.

L'INFO. Rassemblées à l'appel du collectif "Jour de colère", 17.000 personnes selon la police, 120.000 selon les organisateurs, ont convergé dimanche vers la place des Invalides à Paris, sous une pluie battante, aux cris de "Hollande démission". Un manifestation qui ne s'est pas déroulé sans incidents, puisque des heurts ont opposé les forces de l'ordre à des jeunes manifestants, avenue de Villars à Paris (VIIè). Au moins 150 personnes ont été interpellées au moment de la dispersion, en début de soirée. Au cours de la manifestation, 19 policiers ont été blessés, dont un "potentiellement gravement" après avoir reçu un pavé dans la mâchoire, a indiqué cette source policière.



Du Mariage pour tous à Dieudonné. Le collectif "Jour de colère", rassemblement hétéroclite formé d'identitaires, d'intégristes catholiques, d'opposants au mariage homosexuel, de partisans de l'humoriste controversé Dieudonné et de familles, a défilé contre "l'action gouvernementale", criant "Non au mariage homo" ou encore "Europe sécession, la France est une Nation". La présidente du Printemps français, Béatrice Bourges, également présente, a par ailleurs annoncé qu'elle entamait une grève de la faim "jusqu'à la démission de Hollande".







Fumigènes et projectiles. Des centaines de manifestants, masqués pour une partie d'entre eux, ont lancé des projectiles, des bouteilles, des pétards, des barres de fer, des poubelles et des fumigènes contre les forces de l'ordre qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes. La place Vauban, vers laquelle ont convergé les manifestants, a un temps été bouclée par les CRS. Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a dénoncé des violences commises par des "individus" et des "groupes" liés à l'extrême droite.