Valls : Sarkozy annonce du "déjà-vu"

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Valls : Sarkozy annonce du "déjà-vu"
@ EUROPE 1
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Le socialiste a critiqué les mesures contre l’insécurité annoncées mardi par le chef de l’Etat.

Un zéro pointé. A Bobigny mardi, Nicolas Sarkozy a annoncé un train de mesures pour lutter contre l’insécurité. Du "déjà-vu" pour Manuel Valls. "J’ai entendu les mêmes mots, vu les mêmes gestes, les mêmes images, les mêmes acteurs", a listé le député socialiste, invité d’Europe 1 mercredi.

"Nicolas Sarkozy est en charge de lutte contre l’insécurité depuis 2002, comme ministre de l’Intérieur puis comme président de la République, et les violences ne cessent d’augmenter sur les personnes", a tenu à rappeler Manuel Valls. Pour lui, les annonces de mardi ne sont que le "signe d’un échec".

Jeudi dernier, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux avait annoncé une hausse de 1,9% des violences aux personnes entre avril 2009 et avril 2010, alors qu'il avait augmenté de 4,1% sur la période précédente. L’UMP s'en était félicitée, parlant d'un "recul global et confirmé".

Pour une police de quartier

Sur les allocations familiales, que Nicolas Sarkozy propose de suspendre automatiquement en cas d'absentéisme scolaire, "nous n’avons pas besoin d’une nouvelle loi", a rétorqué Manuel Valls.

Quant à l’idée de créer des établissements spécialisés pour "accueillir des jeunes de moins de 16 ans qui rendent la vie impossible au sein de l'établissement scolaire auquel ils appartiennent", Manuel Valls a mis en garde : "entre les discours et les actes, il y a un gouffre". "Je me rappelle avoir accueilli Nicolas Sarkozy à Evry il y a quelques années, en 2003. Il proposait des internats, et c’est effectivement la bonne solution pour les jeunes qui décrochent du système scolaire, il n’y a pas aujourd’hui d’internats", a-t-il rappelé.

Que ferait Manuel Valls s’il était au pouvoir ? Candidat à la primaire au sein du Parti socialiste, le socialiste a plaidé pour "une police de quartier fidélisée et expérimentée", "pour rétablir ce lien de confiance et être véritablement au côté des citoyens les plus modestes".