Le socialiste Manuel Valls, proche de Dominique Strauss-Kahn, a estimé vendredi matin sur Europe 1 qu'il fallait mettre la primaire du PS pour la présidentielle "entre parenthèses", après l'arrestation de DSK : " je ne demande surtout pas l'annulation des primaires (..) mais dans cette période exceptionnelle, il faut une réponse exceptionnelle. Chacun doit mettre sa candidature, son ambition entre parenthèses pour l'instant. Ensuite la compétition va continuer".

Le député-maire PS d'Evry a, en outre, appelé les principaux dirigeants du PS à "discuter, parce que si les primaires doivent se transformer en une compétition mortelle, violente, non maîtrisée où les clivages entre les candidats ne sont pas évidents alors, nous courons un risque terrible".

A ses yeux, le choix des primaires est censé "ouvrir le PS", mais "si les primaires se résument à un super congrès du PS tourné uniquement vers nous, une forme de revanche du calamiteux congrès de Reims d'il ya trois ans (...) les Français ne nous le pardonneront pas".