Valls "le guerrier "met un coup de barre à gauche

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Valls "le guerrier "met un coup de barre à gauche
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Le Premier ministre a reçu une centaine d'élus, jeudi soir. Pour leur assurer qu'il mènerait sa mission jusqu'au bout.

L'INFO. Opération séduction pour le Premier ministre. Manuel Valls a réuni une centaine de parlementaires socialistes, jeudi soir, dans les locaux de la questure de l'Assemblée nationale. Selon un des participants, il s'est présenté en "guerrier", avec la volonté de rester à Matignon jusqu'à la fin du quinquennat, tout en soignant sa gauche.

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"Je n’ai de leçon de gauche à recevoir de personne". A ceux qui l'accusent de déporter la majorité sur sa droite, Manuel Valls l'a affirmé avec force : "je n’ai de leçon de gauche à recevoir de personne. A Evry (il y a été maire de 2011 à 2012, Ndlr), j’ai gouverné avec les Verts et les communistes !" Après avoir tapé mardi sur le Medef,  dénonçant notamment à la tribune de l'Assemblée nationale les "provocations" de certains "dirigeants du patronat", le Premier ministre a donc montré qu'il est bien décidé à continuer à donner des gages aux orthodoxes du PS. Il en remettra une couche la semaine prochaine avec un grand discours sur les inégalités.

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"Un guerrier au service de l'ensemble des socialistes". C'est donc un Manuel Valls très remonté qui s'est présenté devant ses camarades parlementaires. Pascal Poppelin, député de Seine-Saint-Denis était au premier rang : "il a employé une expression : 'il faut, dans la vie politique, savoir choisir, agir pour ne pas subir'. Voilà le message qu'il a voulu délivrer. Et il a terminé en disant qu'il était un guerrier au service de l'ensemble des socialistes, des parlementaires et des socialistes."

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Des oubliés qui vont râler. Et "le guerrier" a également voulu couper court à toutes les rumeurs. Sa ligne est limpide : "je suis là pour le reste du quinquennat. Je ne suis pas sur le départ mais prêt à mener le combat si le président continue de m’accorder sa confiance". Il y a donc quand même un si… Si Manuel Valls avait donc un message à faire passer, il n'a en revanche pas jugé bon l'adresser à tout le monde. Jeudi, une large majorité des parlementaires n'avaient en effet tout simplement pas été conviés. De quoi froisser une nouvelle fois quelques sensibilités.