Valls exclut l'idée d'une primaire à gauche pour Hollande

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Valls exclut l'idée d'une primaire à gauche pour Hollande
@ Capture d'écran France 2
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NO WAY - Dans l'émission "On n'est pas couché", le Premier ministre Manuel Valls a rejeté l'idée d'une primaire à gauche en 2017. 

Manuel Valls a exclu une primaire à gauche pour désigner le candidat à la présidentielle de 2017, François Hollande étant le "candidat naturel" en tant que président sortant, dans l'émission "On n'est pas couché" diffusée dans la nuit de samedi à dimanche.

Hollande, un "candidat naturel". Interrogé lors de l'émission de Laurent Ruquier sur France 2 sur l'opportunité d'une primaire à gauche, idée relancée cette semaine par un appel d'intellectuels et d'écologistes, le Premier ministre a jugé que "le candidat naturel" socialiste pour la prochaine présidentielle était "le président de la République sortant". Ne doit-il pas se soumettre à la primaire ? "Je ne le crois pas. Je pense que le président de la République sortant n'a pas à se soumettre à une primaire, qui ne concernera d'ailleurs pas toute la gauche". 

"Le président doit assumer pleinement sa charge". Manuel Valls a également plaidé que "le président de la République doit l'être jusqu'au bout dans une situation particulièrement difficile, sur le front du terrorisme, mais aussi sur les questions économiques. Il doit pleinement assumer sa charge". Sans compter, a-t-il jugé, que "les Français portent un regard sur François Hollande différent de celui qu'ils ont pu porter au début du quinquennat", sous l'effet notamment des attentats subis par la France.

Valls met en garde contre la "dispersion" à gauche. D'autant, a-t-il fait valoir, que "nous ne gouvernons pas n'importe quel pays au monde, nous sommes dans une situation extraordinaire", et "parfois, c'est ce que je reproche à nos amis de gauche -mais on peut voir aussi à droite, c'est la dispersion" dans de tels débats. Et de glisser que, comme en 2012 dans le sillage de la primaire du PS de 2011 à laquelle il avait participé lui-même, "le partage, le choix se fera sans doute au premier tour de l'élection présidentielle" entre différents candidats de gauche, dans un contexte où "l'extrême droite est là".