Valls : DSK "est le mieux armé"

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Valls : DSK "est le mieux armé"
Manuel Valls n'a pas caché son plein soutien à Dominique Strauss-Kahn si le patron du FMI se présentait aux primaires socialistes.@ EUROPE 1
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Manuel Valls a laissé entendre qu’il pourrait se désister si le patron du FMI va aux primaires.

Premier candidat déclaré aux primaires socialistes, Manuel Valls pourrait aussi être le premier à se désister si d’aventure Dominique Strauss-Kahn venait à se présenter. Si le patron du FMI est resté très évasif sur la question lors de son passage à Paris ce week-end, le député-maire d’Evry, dans l’Essonne, n’a pas caché son souhait de le voir se présenter. "Dominique Strauss-Kahn est le mieux armé pour nous faire gagner" en 2012, a-t-il déclaré lundi sur Europe 1.

Regardez l'interview de Manuel Valls :

Quant à son retrait de la course aux primaires, Manuel Valls n’a guère fait de mystère. "Le jour où il sera candidat, ce que j’espère, il y aura une nouvelle donne politique. Aux réactions de la droite, et même parfois à gauche, à sa candidature possible, on voit bien que les choses sont en train de changer. Et la question ne se posera pas qu’à moi. Elle se posera à tout le monde, à François Hollande, à Ségolène Royal. Et donc j’y répondrai à ce moment-là", a-t-il d’abord éludé, avant de se faire beaucoup plus clair. "Mais je pense que je suis relativement clair dans mon propos."

"Un homme d’Etat"

Et en effet, le député-maire d’Evry n’a pas tari d’éloges sur son camarade actuellement exilé à Washington. "C’est un pédagogue des questions économiques. C’est un homme d’Etat, quelqu’un qui prend de la hauteur. Dans l’émission que nous avons vue (dimanche soir sur France 2, ndlr), il y avait de la hauteur du calme, de la sérénité, de la détermination, et cela fait du bien, surtout si l’on compare avec le Président actuel", a-t-il affirmé.

Pour Manuel Valls, DSK a donné l’image "d’une gauche moderne, que je défends. "Celle qui concilie le soutien à l’économie, à la croissance, à la compétitivité de nos entreprises avec la nécessité de mener des réformes justes pour les Français, équitables notamment pour les plus modestes, ceux qui souffrent de la crise."