Valls annonce 119 Français morts au djihad

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Le Premier ministre a fait le point sur les chiffres du djihadisme lors du Grand Rendez-vous Europe 1-iTELE-Le Monde

"Nous vivons sous une menace terroriste majeure. Elle va durer. Nous devons savoir que nous allons combattre ce terrorisme dans la durée". Manuel Valls, invité dominical du Grand Rendez-vous Europe 1-iTELE-Le Monde, n’a pas cherché à nier la menace qui plane sur la France, deux jours après l’attentat de Saint-Quentin-Fallavier. Attaqué par l’opposition qui lui reproche de ne pas mettre suffisamment de moyens dans la lutte contre le terrorisme, le Premier ministre a répondu avec fermeté.

"Près de 2.000 postes supplémentaires de policiers et de gendarmes". "30.000 policiers, gendarmes et militaires sont affectés à la protection de 5.000 lieux sensibles. Nous sommes en train de créer près de 2.000 postes supplémentaires de policiers et de gendarmes dédiés à la lutte contre le terrorisme", a rappelé Manuel Valls. Et le Premier ministre de rappeler encore que la France "va créer 950 postes supplémentaires pour les juridictions spécialisées. Il faut poursuivre cette action sans relâche. Nous avons fait voter deux lois anti-terroristes, avec des mesures concrètes et efficaces".

"Le phénomène est incroyablement puissant". Le Premier ministre a ensuite tenu à rappeler, chiffres à l’appui, que "le phénomène est incroyablement puissant important et qu’il faut bien comprendre à quoi nous faisons face". "Il y a 1.800 personnes recensées, connues pour être liées aux filières qui concernent la Syrie et l’Irak. 473 sont sur place. 119, souvent des Français, y sont morts, dont 9 en actions-suicides. 217 sont revenus sur le territoire national. Beaucoup d’entre eux ont été interpelés et incarcérés. 315 ont quitté leurs domiciles pour trouver un moyen de rejoindre la zone. 608 ont manifesté des velléités de départ", a énuméré Manuel Valls, qui n’oublie pas, non plus, les "500 individus, vétérans d’autres conflits – le djihad afghan, le Yemen, le Sahel."

Et le Premier ministre de conclure : "face à ce phénomène, depuis plus de deux ans, nous mobilisons des moyens humains – avec des créations de postes – et des moyens techniques – avec les lois votées – et nous faisons un travail de prévention et de renseignement".