Valéry Giscard d'Estaing a 90 ans : un président au bilan "impressionnant"

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HOMMAGE - VGE fête ses 90 ans mardi. Sur Europe 1, Jean-Louis Bourlanges, proche de l'ex-président, a salué le bilan de l'ancien président.

INTERVIEW

Pour ses 90 bougies soufflées mardi, Valéry Giscard d'Estaing peut au moins se féliciter d'avoir reçu un concert de louanges de Jean-Louis Bourlanges. L'ancien eurodéputé centriste a rendu hommage, mardi au micro d'Europe midi, à l'ancien président au bilan "impressionnant", dont il est très proche.

Modernisation de la société. "C'était, comme De Gaulle, un président animé par des convictions", a assuré Jean-Louis Bourlanges. "Il avait une ligne de modernisation pour la société française, avec l'interruption volontaire de grossesse, la transformation de la condition féminine, la modification du rapport pénitentiaire ou encore un développement considérable de la sécurité sociale." Pendant son septennat, entre 1974 et 1981, Giscard d'Estaing s'est, de fait, illustré par sa volonté de moderniser tant la société que la fonction présidentielle. On lui doit ainsi la légalisation du divorce par consentement mutuel, l'abaissement de la majorité civile et électorale de 21 à 18 ans et l'abandon, à l'Elysée, d'un protocole jugé désuet.

Relance de la coopération européenne. Mais pour Jean-Louis Bourlanges, Valéry Giscard d'Estaing a également donné un coup d'accélérateur à "une coopération [franco-allemande] qui n'a jamais atteint ce niveau d'intimité depuis". Avec le chancelier de l'époque, Helmut Schmidt, l'ancien chef de l'Etat a initié la création du Conseil européen et approuvé l'élection du parlement européen au suffrage universel. Autant d'évolutions qui, selon son ami eurodéputé, auraient dû lui valoir plus de notoriété aujourd'hui. "Ce qui est frappant, c'est le contraste entre le bilan et le relatif oubli dans lequel la personne de Valéry Giscard d'Estaing est tombé", a reconnu Jean-Louis Bourlanges.

Et l'eurodéputé de regretter une époque où les convictions primaient sur l'opportunisme. "Depuis une vingtaine d'années, on fait ce qui arrange électoralement d'abord. Chirac, Sarkozy, c'était beaucoup moins bien."