Valérie Pécresse (LR) lance son mouvement Libres! le 10 septembre

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Valérie Pécresse (LR) lance son mouvement Libres! le 10 septembre
Valérie Pécresse veut s'adresser "aux actifs, aux classes moyennes, aux habitants de la France périphérique et des quartiers populaires"@ BERTRAND GUAY / AFP
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La présidente de la région Ile-de-France estime qu'"il faut entièrement reconstruire notre manière de faire de la politique".

La présidente LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, qui ambitionne de "réinventer" la droite après sa "défaite historique" à la présidentielle et aux législatives, lancera son mouvement Libres! le 10 septembre, a appris l'AFP vendredi dans son entourage.

"Reconstruire notre manière de faire de la politique". L'ancienne ministre a créé un site internet, soyonslibres.fr, où elle explique être "pour une droite fière de ses valeurs et bien dans son époque". "En mai et juin 2017, la droite et le centre ont connu une défaite historique. Cette défaite est plus qu'un échec, elle signe la fin d'une époque. Depuis dix ans nous n'avons pas su renouveler nos logiciels de pensée. Nous avons fait de la politique avec les mêmes mots, les mêmes méthodes, les mêmes concepts. Il faut entièrement reconstruire notre manière de faire de la politique", écrit Valérie Pécresse.

S'adresser à tous. "Nous ne pouvons plus donner le sentiment que nous sommes plus attachés à la France d'hier qu'à celle d'aujourd'hui ou de demain", ajoute-t-elle. Elle demande aux militants et sympathisants de droite et du centre de rejoindre son mouvement pour s'adresser aussi bien "aux actifs, aux classes moyennes, aux habitants de la France périphérique et des quartiers populaires".

Pas candidate à la présidence LR. Valérie Pécresse avait laissé entendre le 9 juillet dans le JDD qu'elle ne serait pas candidate à la présidence du parti Les Républicains, déplorant chez "certains" LR "un retour à la ligne (de Patrick) Buisson, celle qui nous a fait perdre en 2012" et "la tentation d'un rapprochement avec l'extrême droite". Elle précisait ne pas faire "seulement" allusion à Laurent Wauquiez, le numéro deux des Républicains, pour l'instant seul candidat pressenti comme postulant à la tête du parti.