Une partie des salaires d'assistant des enfants Fillon rétrocédée à leurs parents

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Une partie des salaires d'assistant des enfants Fillon rétrocédée à leurs parents
Le candidat de la droite, François Fillon, le 13 mars. @ CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
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Charles et Marie Fillon, embauchés comme assistant parlementaire par leur père, ont reversé une partie de leur salaire sur le compte joint de leurs parents, affirme Le Parisien.

C'est une information qui ne passe pas inaperçue, 24 heures avant la convocation de François Fillon devant les juges d'instruction. Selon Le Parisien, les deux enfants Fillon, qu'il a employés successivement comme assistants parlementaires de 2005 à 2007, quand il était sénateur, ont rétrocédé une partie de leurs salaires à leurs parents.

Remboursement de frais de mariage. Ainsi, sur les 46.000 euros net touchés par sa fille, Marie, d'octobre 2005 à décembre 2006, environ 33.000 sont repartis sur le compte joint des parents, affirme le quotidien. C'est Marie Fillon elle-même qui, lors de son audition le 9 février, a pris les devants et révélé l'existence de ces virements à la police judiciaire. La fille de l'ancien Premier ministre justifie ces rétrocessions par le remboursement des frais engagés pour son mariage, en 2006, au manoir de Beaucé, à Solesmes, dans la Sarthe.

Elle ne voyait pas en quoi son père devait lui offrir son mariage alors qu’il ne l’avait pas fait pour ses frères. Ce remboursement qu’elle a elle-même souhaité est à la fois un gage d’indépendance et d’égalité entre enfants", explique au Parisien son avocat Kiril Bougartchev.

"Il était normal qu’il le rembourse." Le quotidien affirme également que Charles Fillon, employé comme assistant parlementaire de janvier à juin 2007, pour 4.846 euros brut mensuels, a lui aussi "évoqué des virements mensuels pour un pourcentage moindre, de l'ordre de 30% environ de son salaire net". Là encore, il s'agirait de remboursements de "son loyer et de son argent de proche", assure l'avocat de François Fillon, Antonin Lévy, interrogé par le Parisien. Ajoutant : "A partir du moment où il a gagné sa vie, il était normal qu’il le rembourse."