Une "Garde nationale" contre les déserts militaires

  • A
  • A
Partagez sur :

Un rapport parlementaire rendu mercredi 13 juillet propose de revaloriser le rôle des réservistes de l'armée, notamment de manière à renforcer les dispositifs de lutte contre la menace terroriste sur le territoire national.

À la veille des célébrations du 14-Juillet, les sénateurs Jean-Marie Bockel (UDI) et Gisèle Jourda (PS) rendent un rapport intitulé La Garde nationale, pour une réserve militaire renforcée et territorialisée. À l’heure de la menace terroriste, leurs conclusions sur la réserve militaire préconisent une meilleure intégration aux dispositifs de sécurité.      

Désert militaire. "Avec la menace qui vient, pas seulement les attentats, mais des risques de troubles graves, Nous avons besoin, à côté du maillage déjà effectué par la gendarmerie nationale, d’une présence militaire sur le territoire", explique Jean-Marie Bockel au micro d’Europe Midi. "Aujourd’hui nous avons des déserts militaires. Et la réserve, plutôt que d’être dans l’opération Sentinelle qui a vocation à être statique, peut contribuer à ce maillage, en s’appuyant naturellement sur l’armée active." "Il ne s’agit pas de faire une garde nationale distincte, l’armée c’est un tout !", avertit le sénateur UDI du Haut-Rhin.

Financement. Mais ce complément d’effectif va nécessiter un important travail de recrutement et donc de communication. "Aujourd’hui beaucoup de jeunes sont partants pour le volontariat en général. […] Il faut savoir les accueillir, parler aux étudiants et aux demandeurs d’emploi pour qui ça peut être un moment avant leur vie professionnelle", détaille le responsable politique. Des initiatives qui vont peser dans le financement de la Défense : "Le budget, tel qu’il est annoncé, monte déjà en puissance. Tout le monde a compris que l’on n’aurait pas une réserve militaire digne de ce nom sans un certain nombre de moyens. C’est indispensable au fonctionnement de notre armée", martèle Jean-Marie Bockel.

"Nous faisons des propositions pour que la réserve ne soit plus jamais la variable d’ajustement de l’armée. D’ailleurs, les militaires ne demandent que ça, d’intégrer pleinement la réserve dans leurs dispositifs, que ce soit sur le territoire national mais aussi, à certaines occasions, dans des opérations extérieures, ce qui constitue pour les réservistes un élément de motivation", conclut-il.