18/12/2017 - 23h23

Une centaine de Jeunes Républicains pressent Wauquiez d'organiser l'élection de leur direction

© JACQUES DEMARTHON / AFP

Alors que le chef des Jeunes avec Wauquiez, un temps pressenti pour prendre la tête du mouvement, est au centre de plusieurs polémiques, les Jeunes Républicains réclament l'organisation d'une élection.

Une centaine de Jeunes Républicains ont demandé lundi "l'organisation d'une élection pour le prochain Bureau national des Jeunes Républicains", dans une lettre ouverte à Laurent Wauquiez, dont un proche avait été un temps pressenti pour prendre la tête du mouvement.

"Logique (...) que les Jeunes Républicains expriment leur voix". "Il est logique alors, au même titre que les adhérents élisent leur Président, que les Jeunes Républicains expriment leur voix, quelle qu'elle soit, pour élire leur Président des Jeunes", écrivent les 110 signataires, dont 45 responsables départementaux et adjoints des Jeunes Républicains. Selon l'initiateur de la lettre ouverte, le délégué général Kevin Reva, les responsables des Jeunes avec Florence Portelli, des Jeunes avec Maël de Calan (adversaires de Laurent Wauquiez pour la présidence de LR), des Jeunes avec Virginie Calmels (désormais numéro 2 du parti), "et même plusieurs personnes qui faisaient partie des Jeunes avec Wauquiez font partie des signataires".

Le chef des Jeunes avec Wauquiez au cœur de plusieurs polémiques. L'élection du président des Jeunes Républicains est prévue par les statuts du mouvement. "Mais l'esprit d'une nomination s'était insinuée ces derniers temps", a expliqué Kevin Reva, en faisant référence au chef des Jeunes avec Wauquiez, Aurane Reihanian. Or, ce dernier a été récemment au cœur de plusieurs polémiques, notamment après avoir déclaré début décembre dans Mediapart : "La première génération de musulmans, ils ont bossé. Ils ne brûlaient pas des voitures comme leurs enfants". Il avait ensuite affirmé dans Libération que "(Les enfants nés de PMA) ne devraient même pas exister", propos qu'il a contesté avoir tenus en affirmant qu'il évoquait les enfants issus de GPA, mais que le quotidien a maintenu. Une plainte a été déposée par une association de lutte contre les propos et discriminations homophobes et sexistes, Mousse.

Le mandat de la présidente prend fin en janvier 2018. "On ne veut donc pas avoir une nomination d'Aurane Reihanian, surtout après ces propos hallucinants", a insisté Kevin Reva qui demande, dans la lettre ouverte, à être reçu par Laurent Wauquiez afin de déterminer les modalités de l'élection du président des Jeunes Républicains. Le mandat de l'actuelle présidente, Marine Brenier, par ailleurs devenue députée Agir en juin, doit s'achever en janvier 2018.