Une campagne tourmentée

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La gauche et la droite sont divisées et le candidat DVD Léon Bertrand est en prison.

Dix listes en compétition et autant de divisions. La campagne pour les élections régionales en Guyane est particulièrement agitée. En place depuis 1992, Antoine Karam, le président actuel de la région, issu du Parti socialiste guyanais, ne se représente pas. Qui alors pour prendre la relève après ce que l’intéressé résume en "18 années d’actions pour la Guyane" ?

A droite, le favori est Rodolphe Alexandre, actuel maire de Cayenne et… dissident du Parti socialiste guyanais. Un symbole de l’ouverture ? Il a en tout cas reçu le soutien appuyé de Nicolas Sarkozy, lors de sa tournée express aux Antilles fin février. Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur, a quant à lui parlé de "sérieuses chances" en Guyane.

Léon Bertrand est détenu

Mais la droite n’arrive pas unie à ce scrutin. Roger Arel, ancien président du Medef local, a décidé de se lancer sous l’étiquette "Une droite dynamique". A ses côtés, un homme qui compte en Guyane : Léon Bertrand, maire de Saint-Laurent-du-Maroni et ancien ministre de Jacques Chirac. Problème : il est actuellement en détention provisoire en Martinique, soupçonné de corruption.

La gauche divisée

Et à gauche ? Là non plus, l’heure n’est pas à l’union. La députée Christiane Taubira se lance alliée à un mouvement indépendantiste. Alors que sa consœur, Chantal Berthelot, première vice-présidente de la région, mène une liste "Pour une Guyane forte". Avec le risque d’affaiblir la gauche.

Le 10 janvier dernier, la quasi-totalité des responsables de l'exécutif local avaient appelé à voter "oui" au référendum proposant une plus grande autonomie de la Guyane. Or, c’est le "non" qui l’a emporté à plus de 70%. Une source de confusion supplémentaire.

- Le "non" au référendum va-t-il peser sur le résultat des régionales ?