"Une affaire de principe" avec Frêche

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"Une affaire de principe" avec Frêche
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Laurent Fabius a aussi assuré jeudi matin sur Europe 1 qu’il fallait soutenir la Grèce.

L'affaire Georges Frêche est-elle apaisée ? L’ancien Premier ministre n'a pas souhaité s'étendre sur le sujet, jeudi matin, sur Europe 1. "J’ai décidé de ne pas porter plainte parce que c’est une affaire de principe et non une affaire personnelle. J’ai voulu rester et je resterai très sobre sur cette affaire". On me demande souvent si Martine Aubry et la direction du PS ont eu raison d’agir à son encontre, la seule question qui se pose, c’est pourquoi n’ont-ils pas agi plus tôt ?" a lancé Laurent Fabius, en guise de conclusion sur le sujet.

Il a également indiqué regretter l’absence d’accord en Languedoc-Roussillon entre la maire de Montpellier Hélène Mandroux et les Verts. "C’est dommage parce que si on veut que la gauche, enfin j’entends la vraie gauche, puisse l’emporter, il faut qu’elle se rassemble".

Au sujet des régionales et en cas de défaite de la majorité, "Nicolas Sarkozy devra sanctionner sa propre politique" a prévenu l'ancien Premier ministre socialiste. Aujourd’hui, les gens veulent prolonger les présidents de gauche qui, en général ont bien travailler. Les Français veulent aussi changer la politique économique et sociale. Dans ces conditions, on ne s’étonnera pas que les résultats prévus pour la majorité ne soient pas bons" a ironisé Laurent Fabius.

Soutenir la Grèce

Doit-on sauver la Grèce ? "La réponse est oui", a estimé l’ancien ministre de l’Economie qui a assuré qu’il fallait "soutenir la Grèce et l’euro". "C'est à l'Europe et à l'Eurogroupe (le forum des ministres des Finances) d’agir et non au FMI, par souci de cohérence" a ajouté Laurent Fabius. Dans les circonstances exceptionnelles, les traités prévoient que l’Europe peut intervenir financièrement, a assuré l’ancien Premier ministre. "Toute la question est de savoir si on est dans ces circonstances exceptionnelles, je le crois".

Trois techniques d’intervention sont possibles, a détaillé Laurent Fabius. Les Etats peuvent acheter des obligations grecques, se mettre d’accord pour procéder à des emprunts et en redonner une partie à la Grèce. Troisième technique : la Banque centrale européenne accepte de prendre des garanties sur ses emprunts. Plus généralement, "il faut un gouvernement économique de l’Europe" a assuré Laurent Fabius. "On ne peut pas à la fois avoir une monnaie commune qui nous protège sans avoir des règles d’intervention et de fiscalité harmonisées".