Un groupe Front de gauche à l'Assemblée

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Un groupe Front de gauche à l'Assemblée
Les dix députés du Front de gauche vont constituer un groupe avec des élus d'outremer, a annoncé mardi à la presse le député communiste du Puy-de-Dôme André Chassaigne, qui devrait le présider.@ MAXPPP
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Les dix députés du Front de gauche vont bénéficier du renfort d'élus d'outre-mer.

La règle est claire : il faut franchir la barre des 15 députés nécessaire pour constituer un groupe à l'Assemblée. Avec 10 députés élus contre 19 sortants, la possibilité d'avoir un groupe Front de gauche (FG) semblait donc écartée. Le leader du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, vaincu dès le premier tour,  avait même plaidé pour un abaissement du seuil de 15 à 10 députés, relevant au passage qu'avec un scrutin à la proportionnelle il y aurait 45 députés FG.

 Une solution semble cependant avoir été trouvée mardi matin.

"Être tout de suite opérationnel"

Le député communiste du Puy-de-Dôme André Chassaigne, a indiqué que les dix députés du Front de gauche allaient constituer un groupe avec des élus d'outre-mer. "Nous allons pérenniser un groupe de type GDR avec des députés d'outre-mer qui va nous permettre d'être tout de suite opérationnel. Il y a unanimité des dix députés du Front de gauche sur ce scénario et pour que j'en sois le président", a précisé André Chassaigne, qui avait annoncé dès lundi être candidat à ce poste. Le député du Puy-de-Dôme a précisé que les discussions pour constituer ce groupe étaient "avancées" avec des députés "progressistes" de la Réunion, de Martinique et de la Guadeloupe - sans préciser lesquels - et que l'accord devrait être "finalisé en fin d'après-midi".

Dans la précédente Assemblée, les députés classés à l'extrême gauche étaient réunis au sein du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) présidé par Roland Muzeau (PCF), battu au premier tour des législatives dans les Hauts-de-Seine.

Le Front de gauche, PCF en tête, est l'un des grands perdants des législatives alors qu'il croyait encore début juin renforcer sa présence à l'Assemblée grâce à la percée de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, vaincu dès le premier tour à Hénin-Beaumont.