Un assistant parlementaire REM visé par une plainte pour agression sexuelle

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Un assistant parlementaire REM visé par une plainte pour agression sexuelle
Morgan Simon, l'homme au tee-shirt violet et à la casquette derrière le couple présidentiel, est soupçonné d'agression sexuelle.@ Eric FEFERBERG / AFP
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Morgan Simon avait connu son moment de gloire le 7 mai dernier, quand il était apparu sur les écrans de télévision entre Brigitte et Emmanuel Macron, au soir de l'élection présidentielle.

Morgan Simon, assistant parlementaire LREM - connu pour avoir posé avec une casquette aux côtés du couple Macron le soir de l'élection présidentielle - est visé par une plainte pour agression sexuelle, a-t-on appris auprès du parquet de Nantes.

Des "gestes plus que déplacés". Morgan Simon, assistant de la députée LREM de Loire-Atlantique Valérie Oppelt, a démenti "catégoriquement" ces accusations, qu'il a qualifiées "d'allégations mensongères", selon un communiqué de son avocat, Joachim Esnault. La plainte, déposée par une autre assistante parlementaire d'un autre député REM, porte sur des faits remontant au 1er décembre 2016, lors d'une soirée entre militants du parti d'Emmanuel Macron, durant laquelle Morgan Simon aurait eu des "gestes plus que déplacés", selon le site Médiacités Nantes, qui a révélé l'affaire.

"De mesquines vindictes personnelles". Le parquet de Nantes a confirmé qu'une plainte avait bien été déposée à propos de ces faits et qu'elle était en cours d'examen. Quant à Morgan Simon, il a affirmé "regretter de voir le légitime, et nécessaire, combat des femmes agressées, instrumentalisé ainsi, à des fins de mesquines vindictes personnelles" et a ajouté que ses proches "savent à quel point, au regard de son orientation sexuelle bien connue, toute cette prétendue affaire n'est que pure invention", a expliqué son avocat.

Militant de la première heure. Le jeune homme avait fait état de son homosexualité dans un portrait paru dans Libération le 11 mai dernier. La députée Valérie Oppelt a indiqué avoir mis fin à la période d'essai de Morgan Simon, dans un courrier qu'elle lui a adressé jeudi, après avoir appris les accusations dont il faisait l'objet. "Jamais je n'aurais embauché quelqu'un avec un soupçon d'agression sexuelle. En tant que féministe et que femme, c'est un sujet qui me touche particulièrement", a-t-elle déclaré. Gérant de pizzerias, Morgan Simon est un militant de la première heure d'En Marche. "Il a fait un boulot exceptionnel durant la campagne. Je voulais lui donner une chance de changer de carrière", a souligné Valérie Oppelt.