UMP : une nouvelle journée sous haute-tension

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UMP : une nouvelle journée sous haute-tension
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La cacophonie a continué jeudi à l'UMP, dans une ambiance des plus tendues. Revivez les temps forts.

 # L'essentiel :

• François Fillon conteste l'élection de Jean-François Copé, qui s'accroche et saisit la Commission des recours

• Les deux camps s'accusent mutuellement de fraudes

• La Cocoe reconnaît son erreur et en appelle, elle aussi, à la Commission des recours qui se réunira dimanche

• Le camp Fillon conteste la neutralité de la Commission des recours

• Jean-François Copé et François Fillon ont accepté la médiation proposée par Alain Juppé

• La Commission Juppé se donne 15 jours pour assurer la médiation

 # Les articles à lire :

 Pour ne pas être largué :Ce qu'il faut retenir de la crise à l'UMP.

• Pour le détail sur la commission Juppé : Rôle, agenda, composition, la commission Juppé, ce sera quoi?

Sur la Commission des recours :Une commission très copéiste

• Et au sujet des fraudes : Ces fraudes que dénoncent les deux camps

23h : C'est la fin de ce live ! Toute l'équipe d'Europe1.fr vous remercie de l'avoir suivi en notre compagnie.

22h15. La dette de l'UMP favorable à François Fillon? Comme l'affirme Challenges.fr jeudi soir, citant des parlementaires, l'énorme dette du parti ("50 à 70 millions d'euros"), pourrait profiter au camp Fillon. À l'approche "d'imminentes traites à payer", le filloniste François Baroin menace de réunir des parlementaires derrière lui pour quitter le groupe, et ainsi priver l'UMP d'une manne financière énorme. Le but : pousser Jean-François Copé à la démission de la présidence.

21h12 : Manifestation de militants UMP.   Une trentaine de militants UMP se sont rassemblés devant le siège du parti à l'appel de la motion La Boîte à idées pour dire leur "ras-le-bol" et appeler François Fillon et Jean-François Copé "à trouver une solution".

Patrice Gélard

© MaxPPP

20h25 : Gélard (Cocoe) estime pas possible de "savoir qui va gagner". Le président de la commission chargée du contrôle électoral à l'UMP, Patrice Gélard, estime jeudi soir qu'il n'était pas possible de "savoir qui va gagner" la présidence de l'UMP, ajoutant qu'on ne le saura qu'après les recomptages "dans 4 ou 5 fédérations" litigieuses.

20h16 : la commission nationale des recours se réunit dimanche. La commission nationale des recours de l'UMP se réunira dimanche à 11 heures au siège de l'UMP, a-t-on appris jeudi soir auprès de membres de cette commission.

19h55 : La médiation de Juppé acceptée. L'ancien ministre des Affaires étrangères a annoncé que sa proposition de mettre en place une commission indépendante pour sortir l'UMP de la crise autour de l'élection à la présidence du parti avait été acceptée par François Fillon et Jean-François Copé. "Je souhaite les rencontrer ensemble dès la fin de cette semaine pour arrêter les modalités de travail de la commission que je présiderai", dit l'ancien Premier ministre dans un communiqué. Il précise que cette commission sera constituée de cinq membres : lui-même, un membre désigné par François Fillon, un membre désigné par Jean-François Copé et deux membres qu'il désignera en accord avec les deux parties. Elle livrera ses conclusions "sous quinze jours", dit Alain Juppé.

18h45 : "l’affrontement a été trop loin". Si elle n’a pris partie pour aucun des deux camps, Nathalie Kosciusko-Morizet s’inquiète de la situation à l’UMP. Pour l’ancienne ministre de l’Ecologie de Nicolas Sarkozy, invitée jeudi soir sur Europe 1, "Juppé, est la seule voie de sortie. L’affrontement a été trop loin." En revanche, "s’il y a médiation, il faut stopper toutes ces critiques qui donnent à rire de nous sur Internet et qui font pleure nos militants", a-t-elle demandé. Interrogée sur son éventuelle présence au sein de la commission ad hoc menée par Alain Juppé, NKM s’est refusée à répondre, consentant simplement "avoir eu Juppé au téléphone ces dernières heures."

17h35 : Le directeur de campagne répond au directeur de cabinet de Copé





17h10 : La contre-offensive du camp Copé. S’il a annoncé accepter la commission ad hoc d’Alain Juppé, Jéôme Lavrillieux, est aussi venu devant les journalistes pour montrer que son camp aussi détenait des preuves d’irrégularités. Le directeur de cabinet de Jean-François Copé a ainsi brandi des documents et assuré que "128 votes qui arrivent par hasard dans une urne c'est le signe manifeste d'un bourrage d'urne massif", dans les Alpes-Maritimes. "Comment accepter les leçons d'Eric Ciotti, dont le propre bureau de vote est entaché d'irrégularité grossière", a-t-il encore lâché.

17h. Le refus de Pécresse. Proche de François Fillon, elle refuse qu'Alain Juppé rende son arbitrage sur l'élection à l'UMP sur la base de travaux de la commission des recours. "La médiation Juppé, c'est rendre Alain Juppé juge des résultats de l'élection sur la base d'une commission totalement impartiale. Il faut la commission Juppé tout de suite et maintenant" a-t-elle dit dans les couloirs de l'Assemblée.

16h20 : Copé acceptera "le verdict" prononcé par Alain Juppé.C’est Jérôme Lavrillieux, un de ses proches, qui l’a annoncé lors d’une conférence de presse : "pour éviter toute situation de blocage, monsieur Alain Juppé a déclaré qu'il était prêt à constituer une commission ad hoc, composée de personnes indépendantes et de représentants de chacun des candidats, qui pourraient examiner les résultats de la cocoe mais aussi de la commission des recours. (...) Jean-François Copé est prêt à accepter le verdict qui sera prononcé par Alain Juppé."

VIDÉO : La déclaration de Lavrilieux





15h50. "Siffler la fin de la récré".  Le président du groupe UMP au Sénat, Jean-Claude Gaudin, a jugé jeudi qu'"il est temps de siffler la fin de la récréation". "Cette commission du recours, à la demande de Jean-François Copé, va réexaminer tous les votes sur l'ensemble du territoire métropolitain et d'outremer et cette commission bien entendu sera ouverte à des représentants des deux candidats, éventuellement même à des huissiers, à des avocats, à Alain Juppé", a-t-il dit.

14h16. La Cocoe reconnaît son erreur. La Commission électorale de l'UMP (Cocoe) a reconnu jeudi que trois circonscriptions d'outre-mer n'avaient pas été "prises en compte" dans le résultat final du scrutin pour la présidence et que leur addition "aboutirait vraisemblablement à une inversion des résultats". Toutefois, indique-t-elle dans un communiqué, les statuts de l'UMP ne permettent pas de faire "autre chose que le constat présent" et de "publier de nouveaux résultats". La Cocoe demande en conséquence "à la Commission de recours de l'UMP de statuer" "en publiant des résultats définitifs".

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14h06. UMP : Fillon "salue l'intiative" de Juppé. François Fillon n'a pas tardé de réagir à la proposition d'Alain Juppé de prendre la tête d'une instance collégiale pour régler le problème de la présidence de l'UMP. "François Fillon salue l’initiative d’Alain Juppé de se mettre au service de notre mouvement", écrit le député de Paris dans un communiqué. "Il a confiance en son indépendance et son expérience. Cette initiative constitue la meilleure solution pour sortir l’UMP de l’impasse. Il souhaite qu’Alain Juppé puisse disposer de tous les moyens pour mener avec efficacité et impartialité sa mission. Celle-ci doit permettre d’examiner les faits, de proposer des solutions et de rassurer nos militants."

13h59.Juppé lance un ultimatum. Alain Juppé a refusé la proposition de Jean-François Copé par le biais d’un communiqué. Le maire de Bordeaux propose "la création d’une instance collégiale composée, sous ma présidence, de représentants des deux candidats et de personnalités n’ayant pas pris parti" .Et Alain Juppé se permet même de donner une deadline pour la réponse de Jeran-François Copé, François Fillon ayant lui-même proposé l’intervention d’Alain Juppé. "Ma proposition tient jusqu’à ce soir 20 heures", écrit le maire de Bordeaux. "Au-delà, je n’ai pas l’intention de me laisser instrumentaliser dans les confrontations délétères."

13h30 : Le président des Jeunes Actifs, Franck Allio, a réagi à cet appel à manifester





12h50 : Appel à manifester. La motion du l'UMP intitulée La Boîte à idées a appelé militants et sympathisants de l'UMP à manifester ce jeudi à 19H00 devant le siège du parti pour que les chefs en guerre trouvent "une solution"."La question n'est plus de savoir pour qui chacun a voté, mais d'éviter l'implosion de la droite républicaine", plaident-ils.

>> A LIRE AUSSI : la Droite forte, l’autre gagnante

12h16. Copé saisit la commission nationale des recours. Jean-François Copé a décidé de passer à l’offensive. "En tant que président de l’UMP, j’ai décidé de saisir moi-même, dés aujourd’hui, la commission nationale des recours, seule instance habilitée à régler les contentieux électoraux de notre famille politique", a déclaré le député-maire de Meaux lors d'une conférence de presse. Le président contesté de l'UMP a aussi proposé que des représentants des deux candidats assistent aux travaux de la commission, mais aussi des personnalités indépendantes. "Je pense notamment à Alain Juppé", a précisé Jean-François Copé.

12h03. Le camp Copé en réunion. Jean-François Copé a réuni au siègle de l'UMP une vingtaine de ses soutiens. Une conférence de presse devrait rapidement suivre.

11h56. Le camp Fillon souligne les audiences des 20 heures. Mercredi soir, François Fillon et Jean-François Copé sont tout à tour apparus sur les plateaux des 20-Heures, respectivement sur TF1 et France 2. Et le camp de l’ex-Premier ministre n’a pas pu s’empêcher de souligner que les audiences sur la première chaîne ont été meilleures.



11h25 : le PV de la Nouvelle-Calédonie. C’est l’une des fédérations qui a relancé le psychodrame à l’UMP. Le camp Fillon a transmis à Europe 1 le procès verbal de l’élection en Nouvelle-Calédonie. Comme Eric Ciotti l’assurait mercredi matin, François Fillon y arrive en tête avec 643 voix, contre 535 pour Jean-François Copé.

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11h06. Copé a appelé Fillon. Jean-François Copé a appelé François Fillon pour lui proposer de le rencontrer. ce dernier a accepté, à une condition. "J'ai appelé François Fillon pour lui dire que je souhaitais le voir en tête-à-tête afin d'évoquer avec lui toute cette affaire. Il a refusé que la rencontre ait lieu hors de la présence de Juppé", a déclaré le président contesté de l'UMP ajoutant : "je le regrette puisque c'est nous deux qui étions candidats à l'élection". Cet appel et sa teneur ont été confirmés par le camp Fillon.

10h56. Fillon réclame la publication des "résultats complets". François Fillon a demandé jeudi matin dans un message aux militants la publication de tous les résultats, ce qui fera apparaître selon lui qu'il l'a emporté sur Jean-François Copé. "Je ne demande qu'une chose: que l'on publie les résultats complets, fédération par fédération, afin que chacun puisse constater que ce sont des résultats partiels qui ont été proclamés lundi soir", quand a été annoncée la victoire de M. Copé, écrit l'ancien Premier ministre. Il affirme une nouvelle fois que trois fédérations d'Outre-mer ont été "oubliées" dans le décompte final.

10h43. Stéphane Le Foll s’amuse sur Twitter. Evidemment, pendant ce temps, la gauche se gausse des déboires adverses. Stéphane Le Foll, ministre de l’Agricutlure, s’est ainsi essayé à un jeu de mot sur Twitter.



09h46. Borloo revendique 1.280 adhésions dans la nuit. L'Union des démocrates indépendants (UDI) espère bien profiter de la cacophonie à l'UMP pour gonfler ses rangs. A en croire son président Jean-Louis Borloo, le phénomène a commencé. "Je suis très étonné de voir que cette seule nuit, par Internet, on a enregistré plus de 1.280 adhérents. "Il y a des milliers de gens qui se disent que "la véritable force d'alternance, la véritable opposition, sereine, tranquille, tolérante et ouverte, c'est l'UDI", veut croire l'ex-ministre de l'Ecologie.

Quant à la situation à l'UMP, il ne s'est pas étendu. "C’était prévisible. Et je ne suis pas là pour en rajouter", a-t-il commenté. "Ça me désole, je ne m’en réjouis pas. C’était prévisible. L’idée d’un parti unitaire qui par ailleurs va vers la droite décomplexée, ça ne pouvait pas tenir", a-t-il insisté.

8h31.Copé : la médiation de Juppé "n’a pas de sens". Jean-François Copé a refusé sur Europe 1 la proposition de son rival François Fillon de confier une médiation à Alain Juppé sur la présidence de l’UMP. "Je ne vois pas quel doit être l’objet d’une telle médiation. Ce n’est pas à la bonne convenance de celui qui a perdu. Nous ne sommes plus au temps du RPR des années 1990", a répondu le président de l’UMP. "Je ne le veux pas parce que ça na pas de sens. L’élection a eu lieu, le résultat est connu."

8h27. Fillon, "mauvais perdant", "sait qu’il y a eu des fraudes". Jean-François Copé a vertement riposté à François Fillon sur Europe 1. "Le comportement de François Fillon, c’est l’histoire d’un mauvais perdant qui vient donner des leçons de moral sans se les appliquer à lui-même", a jugé le toujours président de l’UMP. "Il espérait une victoire très facile. Et ses lieutenant ont fait des choses pour organiser des votes conformes à ses souhaits dans plusieurs fédérations."

Des accusations masquées de fraudes qu’il a réitérées quelques minutes plus tard, plus clairement. "François Fillon sait pertinemment qu’il y a eu des fraude de son côté, qui n’ont pas empêche que je sois élu. Et son entourage est en train d’instrumentaliser des parlementaires", a encore accusé Jean-François Copé.

8h. Ciotti : "publions les résultats". Le soutien de François Fillon à la présidence de l’UMP, a réclamé jeudi matin sur Europe 1 la publication de la totalité des résultats de l’élection à la présidence de l’UMP. "Publions les résultats", a lancé le député des Alpes-Maritimes. "On  réclame que l’on publie les résultats, que l’on fasse les bonnes additions." Le directeur de campagne de François Fillon a par ailleurs affirmé que les deux rivaux n’avaient pas de contact. "Il y avait eu un contact hier matin", a précisé l’élu.  "C’était avant qu’on découvre que trois départements avaient été omis."

7h53. Ciotti : on se pose des questions. Eric Ciotti, directeur de campagne de François Fillon, n’a pas écarté l’hypothèse d’une malhonnêteté venue du camp de Jean-François Copé, déclaré vainqueur de l’élection à la présidence de l’UMP lundi. "La question se pose", a affirmé le député des Alpes-Maritimes sur Europe 1. "Depuis le début, Jean-François Copé est à la fois candidat et organisateur. C’est pour cela qu’il y a une suspicion. On s’est posé des questions", a assuré le filloniste.

7h35. "Quelle honte", dit la presse. Les éditorialistes n'ont pas de mots assez durs pour qualifier jeudi matin l'attitude de l'UMP. Lisez notre revue de presse.

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