UMP : un accord mardi, pourquoi mardi ?

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UMP : un accord mardi, pourquoi mardi ?
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C’est le calendrier imposé vendredi par Nicolas Sarkozy aux camps Fillon et Copé. Car il y a urgence.

Mardi dernier, Nicolas Sarkozy avait tenté une première fois de faire le forcing pour sortir l’UMP du marasme. Sans succès. Vendredi, des sources auprès de l’UMP ont fait savoir que l’ex-président avait de nouveau demandé à François Fillon et Jean-François Copé, qui se battent pour devenir président du parti, de trouver une solution à la crise interne. Et ce "avant mardi", faute de quoi Nicolas Sarkozy dira "publiquement" que les deux hommes sont "disqualifiés" pour diriger le parti.

Cette menace plane depuis plusieurs jours déjà mais cette fois, une échéance est fixée. Car l’heure tourne.

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Samedi.A l’agenda de l’UMP, pas d’événement prévu. Le repos des guerriers avant de repartir au combat ? De son côté, l'ancienne ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle, a invité les militants à se réunir ce week-end pour appeler les instances dirigeantes à organiser une nouvelle consultation. Sa pétition "Je veux revoter", lancée sur internet, avait recueilli vendredi en fin de soirée 32.317 signatures.

Dimanche. A la mi-journée, François Fillon doit s’exprimer lors des rencontres de Royaumont, dans le Val-d'Oise, chez son ami et soutien, le député Jérôme Chartier. Il devrait parler de l'UMP à cette occasion. En fin de journée, Jean-François Copé a prévu quant à lui de tenir une "réunion militante" à Nancy. Son premier déplacement en tant que président de l’UMP depuis la confirmation de son élection en début de semaine.

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Lundi. L’agenda proposé par l’UMP sur son site internet n’allait pas vendredi au-delà du dimanche 2…

Mardi. Le jour-J.  La conférence des présidents de l'Assemblée nationale doit tirer les conséquences pratiques de la constitution du groupe filloniste Rassemblement-UMP  à l'Assemblée nationale. Une affaire bassement concrète de répartition des sièges dans l'hémicycle ou de temps de parole mais qui consacrerait l'existence du "R-UMP". Ce groupe compte désormais 72 membres après le ralliement vendredi du député du Nord Jean-Pierre Decool. Le groupe UMP en compte 122.

Un sondage BVA diffusé vendredi montre que huit sympathisants UMP sur dix (81%) souhaitent une nouvelle élection pour départager les rivaux, mais ils sont perplexes sur l'épilogue : 51% estiment que les protagonistes ne trouveront pas d'accord, contre 47% qui sont d'un avis contraire.