A l'UMP, Nicolas Sarkozy devra se contenter d'un congrès "low cost"

  • A
  • A
A l'UMP, Nicolas Sarkozy devra se contenter d'un congrès "low cost"
@ THIERRY CHARLIER / AFP
Partagez sur :

LES SECRETS POLITIQUES - Le budget du congrès du 30 mai est limité à 400.000 euros. De quoi limiter les ambitions des futurs "Républicains".

Le congrès fondateur de la nouvelle UMP se tiendra le 30 mai à Paris. C'est là que le parti devra entériner ses nouveaux statuts et son nouveau nom, "Les Républicains", sous réserve d'approbation par les adhérents. Mais rigueur budgétaire oblige, Nicolas Sarkozy devra se contenter d'un congrès "low cost".

Les temps changent. On se souvient pourtant du congrès de 2004, celui qui avait consacré Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP. Un écran géant en fond de scène et une estrade monumentale dans une salle de 80.000 personnes. Le tout pour un budget de plus de cinq millions d'euros…

Ambiance fond de tiroir. Mais ça, c'était avant. Pour le prochain congrès des "Républicains", ce sera plutôt ambiance fond de tiroir. Le coût total ne doit pas dépasser 400.000 euros. Les permanents de l'UMP seront donc mis à contribution à l'accueil ou aux boutiques de souvenirs. Les bénévoles aussi, qui seront mobilisés pour la sécurité.

Limiter l'affluence. Mais les problèmes s'accumulent, à commencer par l'affluence. La Grande Halle de La Villette, à Paris, ne peut pas accueillir plus de 12.000 personnes. Or, selon les informations d'Europe 1, il y aurait déjà près de 10.000 inscrits. L'UMP va donc être obligée de contingenter les participants en fonction des régions. "Ca va être coton d'expliquer aux militants qu'ils ne peuvent pas venir", s'inquiète un cadre.

Manque de solennité. Cette cure de rigueur ne menace-t-elle aussi pas l'aspect solennel du congrès, censé acter la refondation du parti ? Dans l'entourage de Nicolas Sarkozy, on sent désormais une volonté de banaliser le 31 mai. "Ça ne ressemblera pas à un congrès fondateur", admet l'un de ses proches, un peu déçu. Bienvenue dans la présidence normale version Sarkozy.